Antoine-Auguste Saint-Gal de Pons

Résumé

Antoine-Auguste Saint-Gal de Pons Les Origines du cheval breton. Le Haras de Langonnet… (1931)

Le général Fleury, aide de camp de l'Empereur, prit, en 1860, la direction générale des Haras. Ceux-ci venaient de subir de gros assauts à la suite de la campagne d'Italie. Notre pénurie en chevaux d'armes était grande, et nos succès eussent pu être compromis, si la guerre ne s'était pas terminée rapidement. Le Général savait que le cheval de remonte n'est au fond que le cheval de luxe auquel il manque une certaine perfection, une certaine harmonie dans ses formes, mais qui doit posséder toutes ses qualités de courage, force, légèreté, souplesse.
Source : Gallica

Antoine-Auguste Saint-Gal de Pons Les Origines du cheval breton. Le Haras de Langonnet… (1931)

Les assemblées départementales tirent dans des directions divergentes, elles encouragent le cheval dit « breton », au détriment des chevaux améliorés : système pernicieux, puisqu'il semble impliquer l'abandon des types améliorateurs; système erroné, puisqu'il semble reconnaître une pureté dans la race bretonne qui est contestée par l'histoire : des introductions de régénérateurs de toute nature s'étant faites depuis des siècles en Bretagne. Le pur sang breton n'existe pas : il n'y a qu'à choisir entre amélioration et détérioration.
Source : Gallica

Antoine-Auguste Saint-Gal de Pons Les Origines du cheval breton. Le Haras de Langonnet… (1931)

La noblesse, jadis tenue de fournir des hommes d'armes montés, entretenait des haras qui pourvoyaient à ses besoins. L'armée devenant royale et permanente, les nobles réduisirent l'importance de leur élevage ; les paysans encore trop rapprochés du servage et manquant de moyens ne surent ni transformer le cheval de bataille, ni améliorer le cheval de labour, ni maintenir l'ancienne pureté des races. De ce moment date la décadence de notre population chevaline.
Source : Gallica

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