Résumé

Ong-Chúa Ho-Chi-Minh, Abd-El-Krim et Cie (1949)

Doriot ! Hanoï !
Des campagnes d'agitateurs aux ordres de tout ce qui, en Europe, a intérêt à diminuer la Métropole et au nom d'émancipations fumeuses.
Des morts, des assassinats, des ruines !
Comme j'ai l'impression d'être loin ici !
Je refuse, nous refusons de subir la hantise de ce drame soudain éclaté dans le ciel des « pas d'histoires » officiels.
Nous voulons ignorer que l'orage gronde dont Paris a fui les responsabilités.
Nous préférons la route du « pays inconnu ». Nous traversons une jungle surchauffée après une
forêt de bambous royaux sous lequel tremblait un demi-jour vert.
Source : Gallica

Ong-Chúa Ho-Chi-Minh, Abd-El-Krim et Cie (1949)

Et voici que la voix de l'Indochine s'élève à son tour, comme un avertissement signal non seulement de la débâcle honteuse du présent, mais de la déchéance lamentable d'un avenir où la France aura abdiqué malgré sa misson, malgré ses promesses, malgré ses morts.
Ce n'est pas possible, pas imaginable à cause d'elles, à cause d'eux.
Le chœur de ceux qui ne veulent pas plus abdiquer que mourir continue à dominer les appels à l'assassinat, les insultes des charlatans, les propagandes coassantes d'Ho-Chi-Minh et celles provocantes des séparatistes.
Source : Gallica

Ong-Chúa Ho-Chi-Minh, Abd-El-Krim et Cie (1949)

J'aime ce Maroc, qui ne sera sauvé qu'en montrant sérieusement l'Union française.
Mais il ne faut jamais y parler d'élections, de cette politique de désunion qui continue ses vengeances, ses représailles, ses haines, quatre ans après la Libération.
Croit-on à Paris que les indigènes ne s'en aperçoivent pas ?
Croit-on qu'ils n'en discutent pas ?
Ils sent tous contre son acharnement à créer l'injustice, l'arbitrage, la représaille, la haine et la désunion.
Leur jugement est impitoyable, parce que leur désillusion de la France — qu'on leur a dite généreuse — est profonde.
Source : Gallica

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