Résumé

R.-A. Lortat-Jacob Sauvons l'Indo-chine ! : politique & vérité (1927)

M. Varenne nous dit :
« Les opinions politiques de France n'ont rien « à faire en Indo-Chine en ce moment », et il se trompe. Car si ces deux partis n'ont pas d'étiquettes absolues, c'est-à-dire d'étiquettes de France, ou si ces étiquettes n'encadrent pas d'une façon parfaite les groupements d'individus ; il y a, au moins, le parti de ceux qui essaient de mettre la main sur tout, de profiter, d'accaparer et de monnayer tout avec la complicité des pouvoirs publics... et l'autre. ... Et c'est le premier qui traite de bolchevicks ceux qui ne veulent pas laisser piller nos colonies.
Source : Gallica

R.-A. Lortat-Jacob Sauvons l'Indo-chine ! : politique & vérité (1927)

Sans chercher dans le passé, M. Varenne pouvait, au jour le jour, réprimer les abus du pouvoir. Des scandales éclataient à l'occasion de la fréquence des marchés de gré à gré.
D'énormes subventions, atteignant parfois plusieurs millions de francs, étaient données de la main à la main aux favoris de ses collaborateurs immédiats; puis, pour trouver l'argent, on augmentait les impôts des indigènes et les patentes des commerçants, parmi lesquels les concurrents, déjà lésés, de ceux dont on avait ainsi rempli les poches.
Source : Gallica

R.-A. Lortat-Jacob Sauvons l'Indo-chine ! : politique & vérité (1927)

Cependant, la loi annamite, dont nous avons conservé en partie les coutumes vis-à-vis des indigènes — si elle prévoyait le rotin comme peine corporelle après prononcé de jugement — n'a jamais prévu les violences comme mode d'inquisition ou moyen d'obtenir des aveux.
En apportant à l'indigène cette civilisation « d'un mode tout particulier », nous l'avons donc, sur ce point, fait rétrograder de plusieurs siècles dans notre civilisation occidentale.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature