Résumé

Patrice Buet Un coeur dans un château : roman (1954)

Dans le train qui l'emporte, Florence Masset revit en pensée ces huits jours qui viennent de passer comme un rêve.
Quitter le pays où l'on est né, se séparer d'un être cher, abandonner ses tombes, c'est un arrachement comparable à la mort elle-même. Combien plus cruel est-il encore lorsqu'il n'est pas volontaire, mais subi sous la pression des sournoises attaques du destin !
La grande maison du faubourg de la Madeleine, trait d'union entre le centre de Moûtiers et la route d'Albertville, était une maison du bonheur.
Source : Gallica

Patrice Buet Un coeur dans un château : roman (1954)

Dans le court trajet de Saintines à Verberie, où l'on change de train pour prendre la direction de Paris, il arriva une chose étrange à Florence.
Son compartiment était bruyant, empli de ce monde agricole qui se déplace aux saisons de la betterave, des oignons ou des pommes de terre. Ouvriers en bleu des sucreries, des scieries mécaniques où se débitent les bois de la forêt de Compiègne proche, ce monde à gros souliers ferrés et souvent bourbeux, qui plaisante bruyamment, tousse grassement, fume la pipe, chique et crache.
Source : Gallica

Patrice Buet Un coeur dans un château : roman (1954)

Le lac du Bourget, aux vagues ondulantes — qui eût dit cela ? — est entièrement couvert de papiers bleus, dont le froissement imite le friselis de la brise, le murmure des eaux agitées...
— Verberie ! Verberie ! Les voyageurs pour Paris changent de voiture !
Arrachée à sa torpeur, Florence se secoue, se lève,
ouvre la portière, jette sa mallette sur le quai, dévale le marchepied et s'étale de tout son long devant le chef de gare qui, le sifflet entre les dents, s'apprête à donner le signal du départ.
Source : Gallica

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