Résumé

Paul-Julien Poirier Lymphatiques des organes génitaux de la femme (1890)

On ne laisse pas que d'être fort surpris, lorsqu'on étudie les phases diverses de l'histoire des inflammations utérines et de leurs complications, du long temps qu'il a fallu pour que l'influence des lymphatiques dans la transmission des matières septiques pour la production d'inflammation dans les annexes et la séreuse fût bien et définitivement établie. Le système lymphatique n'est-il pas dans toute l'économie l'agent le plus actif d'absorption et la voie ordinaire des inflammations ; pourquoi les organes pelviens échapperaient-ils à cette loi générale ?
Source : Gallica

Paul-Julien Poirier Lymphatiques des organes génitaux de la femme (1890)

J'arrive à un point très controversé de l'anatomie des lymphatiques utérins. Y a-t-il sur le col ou près de ce col un ganglion lymphatique? M. Lucas-Championnière, qui a appelé l'attention sur ce point anatomique dans sa thèse sur les lymphatiques utérins et la lymphangite utérine, le définit en ces termes: « J'ai vu souvent, et je l'ai fait dessiner, un ganglion placé sur le côté et en arrière du col au-dessus du cul-de-sac vaginal latéral. »
Source : Gallica

Paul-Julien Poirier Lymphatiques des organes génitaux de la femme (1890)

Ces ganglions devraient suppurer avant l'ovaire puisqu'ils reçoivent directement la lymphe infectée.
Et puis, ce que l'on trouve dans ces cas, ce n'est point une suppuration dans le bord adhérent de l'ovaire, ni dans son cordon, là où sont les lymphatiques si nombreux et si gros de l'organe, ainsi qu'il arriverait si du pus avait été versé par contact ou par anastomose dans ces lymphatiques ; ce que l'on trouve, c'est un ovaire transformé en coque purulente épaisse, adhérent, formant une tumeur arrondie que l'on a beaucoup de peine à dégager et qui crève parfois au cours de l'opération.
Source : Gallica

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