Résumé

Proverbes et dictons populaires… (1831)

Henri Etienne, dans le Traité de la Précellence du Langage françois, rapporte deux proverbes qui offrent le même rapprochement de l'orgueil et de la pauvreté. Il n'est si grand dépit que de poure orgueilleux, et Il ri est d'orgueil que de poure enrichi.
Ces pauvres orgueilleux de Tours ne sont pas les malheureux d'une cité, privés du nécessaire, couverts de haillons, chargés de famille, cherchant du travail, et repoussés à cause de leur misère même ; ceux-ci sont généralement humbles, réservés, honnêtes, peut-être irrités par le besoin, mais jamais orgueilleux comme l'entend le proverbe.
Source : Gallica

Proverbes et dictons populaires… (1831)

Vous faites les mutins ! et, dans toutes les Gaules, Je ne vois que vous seuls qui des monts vous plaigniez; Mais puisqu'ils nuisent à vos pieds, Vous les aurez sur vos épaules.
Lors la Beauce de s'aplanir, De s'égaler, de devenir Un terroir uni comme glaces; Et bossus de naître en leurs places.
Au surplus, dès le VIe siècle, les Orléanois s'étoient particulièrement adonnés à la culture de la vigne. Grégoire de Tours rapporte que, en 56o, un marchand de Tours, faisant conduire sur la Loire les vins qu'il
avoit achetés à Orléans, fut volé et assassiné dans sa route.
Source : Gallica

Proverbes et dictons populaires… (1831)

Brairie est le mot dont on se servoit pour exprimer le bruit aigu et prolongé que font des roues de moulin qui tournent difficilement. Le verbe braire, dans le vieux langage, signifioit seulement crier, se lamenter en jetant de grands cris. On disoit encore dans le XVIIe siècle, en parlant d'un avocat qui parloit beaucoup et très haut sans rien dire de solide : Il ne fait que braire. Ce terme n'ayant plus servi qu'à exprimer le cri des ânes, la politesse du langage a voulu un autre mot pour rendre la même idée, et celui de brailler a été adopté.
Source : Gallica

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