Résumé

Une Échéance nationale ; par un ligueur de la guerre (1868)

L'Empire, c'est la paix, a donc été l'expression loyale d'une volonté que des paradoxes intéressés peuvent seuls tenter de dénaturer, et l'absence sur le Rhin d'un camp qui eût peut-être paralysé la révolution militaire qui se préparait, atteste éloquemment la sincérité du programme. Aujourd'hui, la politique française est brusquement ramenée sur le terrain pratique des intérêts et des passions. Mais, devant la formule définitive qui doit se dégager de l'avenir, c'est avec le seul flambeaude la tradition qu'elle peut éclairer la responsabilité historique qui pèse désormais sur elle.
Source : Gallica

Une Échéance nationale ; par un ligueur de la guerre (1868)

Qu'importe aussi que le roi Guillaume veuille bien admettre un contingent hessois à l'honneur de partager la défense de Mayence, si, en réalité, la Prusse, seule, tient en main la garde de l'épée?
Les vrais maux sortent des faux biens, et la paix défiante et lourde n'est que l'un d'eux. Aussi, le cercle qui étreint la politique française se resserre-t-il chaque jour davantage et ne lui laisse-t-il désormais le choix d'aucun tempérament entre ces deux termes extrêmes : « les frontières de 1814 ou la guerre pour les obtenir. »
Source : Gallica

Une Échéance nationale ; par un ligueur de la guerre (1868)

Entre le recueillement et l'action, il n'y a plus pour l'Empire que l'espoir d'un retour inespéré de la Prusse à des sentiments de justice, de reconnaissance même. Mais cette situation de colosse, qui, un pied dans la guerre, l'autre dans la paix, regarde couler les événements, ne saurait être plus longtemps sans dangers l'attitude de la France, pays d'action par excellence.
Notre patrie, d'ailleurs, possède une rare puissance d'entraînement vis-à-vis des causes opprimées
Source : Gallica

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