Résumé

William Darville Les nuits de Delhi : révolte des cipayes (1882)

Des ruines d'une grandeur inaccoutumée, même dans l'Inde, annoncent l'approche de Delhi, de quelque part qu'on y arrive. Elles entourent la ville moderne d'une zone de plus de cinq kilomètres de largeur, et rappellent les scènes effroyables de carnage et d'incendie dont ces campagnes ont été le théâtre; il n'y a point de lieu sur la terre où tant de sang humain ait coulé. L'histoire garde le souvenir de désastres plus grands encore : mais ces désastres ne se renouvelèrent qu'une fois, et, en moins de quatre siècles, Thimour et Nadir passèrent à Delhi.
Source : Gallica

William Darville Les nuits de Delhi : révolte des cipayes (1882)

Depuis quelque temps il faisait nuit, comme il fait nuit dans l'Inde quand le ciel est clair, lorsqu'une troupe nombreuse vint camper sur le versant oriental de la colline que nous occupions; bientôt des feux brillants s'élevèrent de ce campement, et j'entendis des cris et des éclats de voix.
— Qu'est-ce! demandai-je à un de mes guides;
ces gens campés auprès de nous me paraissent nombreux?
— Ce sont, me répondit-il, des Bils pèlerins qui se rendent à Delhi pour les grandes cérémonies religieuses qui doivent s'y célébrer sous peu : ce sont des frères, dormez en paix.
Source : Gallica

William Darville Les nuits de Delhi : révolte des cipayes (1882)

Ces semences de discorde et d'aversion sont
comme celles que vous confiez à la terre : il faut qu'elles germent, qu'elles se développent, et qu'elles mûrissent. Alors le temps de la moisson sera venu, et les moissonneurs s'armeront pour la faire. Ceci veut dire que, loin de renoncer au soulèvement, je le prépare, pour qu'il porte tous les fruits que j'en attends.
Je resterai à Delhi le temps nécessaire pour m'assurer de la coopération des princes, car pour le vieil empereur, il ne faut compter sur son assentiment que le jour où la révolte aura besoin de son nom.
Source : Gallica

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