Résumé

Élysée de Suleau Récit des opérations de l'armée royale du Midi… (1815)

Marseille frémissait encore de n'avoir pu atteindre dans sa course trop rapide le fléau de la France ; Montpellier, Nîmes, Toulouse, Montauban, rivalisaient ensemble d'énergie et de dévouement. Les habitans accouraient en foule se ranger sous le drapeau blanc. On exprimerait difficilement jusqu'à quel point était nationale dans tout le midi la haine contre l'usurpateur. Son nom seul était un objet d'horreur pour les femmes et pour les enfans. Sur toute la route du Prince, les mères lui amenaient elles-mêmes leurs fils, et les lui offraient pour marcher au combat sous ses ordres.
Source : Gallica

Élysée de Suleau Récit des opérations de l'armée royale du Midi… (1815)

On citera long-temps ce mot d'un soldat, qui, pressé de répéter ce cri d'amour, répondit à des habitans de Béziers : C'est à vous de crier vive le Roi, c'est à nous de le défendre. Quand ce régiment arriva près de Nîmes, le Prince lui avait fait l'honneur d'aller à sa rencontre, et de rentrer à sa tête dans la ville.
Les Gardes Nationales, les Volontaires
Royaux ne se faisaient pas moins remarquer par une chaleur de sentimens, par une exaltation qui tenait du délire.
Source : Gallica

Élysée de Suleau Récit des opérations de l'armée royale du Midi… (1815)

Tant de bonté, tant de magnanimité étaient pour toute l'armée royale un objet d'admiration ; le Prince donnait dans ce même moment, à cette armée fidèle, une preuve plus sensible encore de son attachement, en cédant à la plus affreuse nécessité à
laquelle il pût être réduit, celle de traiter avec la rébellion.
Source : Gallica

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