Élysée de Suleau Récit des opérations de l'armée royale du Midi… (1815)

Marseille frémissait encore de n'avoir pu atteindre dans sa course trop rapide le fléau de la France ; Montpellier, Nîmes, Toulouse, Montauban, rivalisaient ensemble d'énergie et de dévouement. Les habitans accouraient en foule se ranger sous le drapeau blanc. On exprimerait difficilement jusqu'à quel point était nationale dans tout le midi la haine contre l'usurpateur. Son nom seul était un objet d'horreur pour les femmes et pour les enfans. Sur toute la route du Prince, les mères lui amenaient elles-mêmes leurs fils, et les lui offraient pour marcher au combat sous ses ordres.
Source : Gallica

Élysée de Suleau Appel à la France sur les véritables causes de la révolution de 1830… (1831)

Deux pactes avaient été déchirés par ce pas rétrograde des Cent-Jours; celui qui liait la France et l'Europe, celui qui liait la France et les Bourbons. L'Europe irritée demanda des garanties; la royauté plus généreuse n'en voulut point. Elle reparut encore une fois comme l'arc-en-ciel après l'orage, avec des consolations et des espérances; elle reparut avec la Charte, c'est-à-dire avec la même volonté de réaliser l'alliance du pouvoir et de la liberté, et la fusion des intérêts contraires.
Source : Gallica

Élysée de Suleau Appel à la France sur les véritables causes de la révolution de 1830… (1831)

A deux époques de vie ou de mort, la France s'est donc couverte de la légitimité comme d'un bouclier contre ses ennemis, bien loin de l'avoir trouvée dans leurs rangs. Si j'insiste sur un fait si étrangement retourné par l'esprit de parti, ce n'est pas que j'ignore qu'une restauration, fille de ses oeuvres et de sa propre victoire, doit rencontrer plus d'appui dans l'opinion des peuples; qu'il vaut mieux vaincre par sa force personnelle que par la force des choses et des événemens
Source : Gallica

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