Résumé

Émile Villars Mademoiselle Cinquante millions… (1867)

Hortense portait sur toutes choses son regard anxieux. Un de ces laquais se releva, elle eut de la peine à retenir un cri: C'était le prince!
— Ah! pensa-t-elle, un Courtenay sous la livrée de Rohan, et maintenant sous la mienne!
il m'aime donc bien! Cette pensée était la plus dangereuse des séductions. Le nouveau laquais se plaça derrière sa maîtresse; il passait aux femmes de la duchesse et à son écuyer tranchant les mets qu'ils avaient l'honneur de lui offrir. Elle fut d'une gaieté inaccoutumée, et souffrit, en quittant la table, que M. de Mazarin lui baisât la main.
Source : Gallica

Émile Villars Mademoiselle Cinquante millions… (1867)

Prenez garde à M. le connétable ; il vous adore, mais il se méfie. Tâchez qu'il ne voie pas trop clair dans votre cœur, et soyez heureuse, si vous pouvez. J'ai grand'peur que cela ne soit difficile pourtant.
— Mais, Hortense, vous vous trompez.
— Je ne me trompe pas; soyez tranquille, votre secret est en sûreté. Je n'en veux point à Caranti de son changement; je ne l'aurais jamais aimé, et vous l'avez choisi parce qu'il ressemble au roi: je vous comprends, vous vous contentez de l'ombre.
En effet, madame de Mazarin n'a point trahi le secret
Source : Gallica

Émile Villars Mademoiselle Cinquante millions… (1867)

Le lendemain du jour où la connétable s'était mise en route, le duc et la duchesse de Mazarin en firent autant de leur côté. Marianne s'en alla à l'hôtel de Soissons ; on parlait de son mariage, qui eut lieu depuis, avec le duc de Bouillon. Dominique fit quelques tentatives pour suivre la duchesse; ni elle ni son mari ne voulurent y consentir. Il s'établit à l'hôtel de Soissons, où Julia était également, on le sait.
Ils devinrent les mauvais anges de la comtesse et la conduisirent vers l'abîme. Ils avaient juré la ruine de tous les Mancini.
Source : Gallica

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