Hans Dorn

Définition et enjeux

Paul Féval,  Le Fils du diable

“ Hans Dorn et sa fille étaient de braves gens, doux à la misère et secourables autant que le permettait leur médiocre aisance.
Chaque fois qu’elle donnait, Gertraud semblait si heureuse ! Quand le joueur d’orgue s’en allait dans la ville, il emportait avec lui tout au fond de son cœur la pensée de la belle jeune fille.
C’était un enfant rêveur. Sa vie, errante et solitaire au milieu de la foule, augmentait son penchant à la méditation. Dans les chants que disait son pauvre instrument, il écoutait de pures mélodies.
”
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Paul Féval,  Le Fils du diable

“ Quand le marchand d’habits arriva au bout de cette allée, Jean était déjà bien loin. Hans Dorn poursuivit sa bourse. Vers le milieu de l’avenue, il s’arrêta court, parce qu’une détonation venait de retentir. La lumière du coup lui montra, sur le bord de la Hœlle, un groupe de deux hommes, tous deux armés, et tous deux le fusil en joue. L’un, qui était debout, abaissait le canon de son arme vers le fond de l’entonnoir, l’autre, qui était a genoux, semblait viser son compagnon à la tête. La lueur dura la vingtième partie d’une seconde, et cette étrange silhouette disparut... ”
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Paul Féval,  Le Fils du diable

“ Sa main étendue saisit l’une des poignées de la cassette et l’attira à lui d’un geste brusque.
Il fixa sur Hans Dorn ce regard, perçant et grave à la fois, qui allait réveiller au fond du cœur du bon marchand d’habits tout un monde de sentiments et de souvenirs.
— Ceci est l’espoir de Bluthaupt... murmura-t-il.
Hans se pencha involontairement. — Rodach reprit :
— Ce sont les seules armes que je possède pour combattre ces hommes qui détiennent l’héritage des comtes... Ils sont bien forts et ne reculent devant rien...
”
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