Honoré de Balzac,
Contes bruns
“ Jock avait emporté son fusil de chasse. Anauket, habituée à ces expéditions qui composent toute la vie sauvage, aidait et servait son mari. Le temps était magnifique ; les rives de ce beau fleuve offraient aux amans des points de vue enchanteurs. Jock avait fait bonne chasse. Une pintade aux ailes éclatantes frappa ses regards ; il l’ajusta, la blessa, et l’oiseau, frappé de mort, alla tomber, en gémissant, sous d’épais halliers. Muirland ne voulait pas perdre une proie aussi belle ; il amarra son bateau, et courut à la recherche du résultat de sa conquête. ”
