Louis-François L'Héritier, Supplément aux Mémoires de Vidocq ou Dernières révélations sans réticence… (1831)
“ Jamais confrontation n'avait été plus solennelle ni faite avec plus de soin pour éviter toute méprise; mais Joseph avait les traits de ses assassins si bien gravés dans la mémoire qu'il les eût reconnus entre mille. Après cette opération, Vidocq eut ordre de les ramener dans la prison. La conjoncture devait être accablante pour eux; ils feignirent de ne pas s'en alarmer ; ils poussèrent même l'effronterie jusqu'à chanter en marchant; mais cette gaîté n'était pas dans leur cœur. Vidocq, convaincu de leur culpabilité, voulut faire sur eux l'essai de son éloquence pour les amener à des aveux. ”
