“ Vous entendez Aristarque qui vous enjoint de vous rendre dans la Chersonèse ; vous entendez Seuthès qui vous engage à vous joindre à lui comme auxiliaires : vous dîtes tous qu’il faut aller avec Seuthès, vous votez tous pour ce projet. Si je vous ai fait quelque tort en vous conduisant où vous vouliez tous aller, dites-le. Depuis que Seuthès a commencé à se jouer de vous pour la solde, si je l’avais approuvé, vous seriez en droit de m’accuser et de me haïr. ”
Citations sur “Séuthès”
Xénophon,
Retraite des Dix-Mille
“ Ils prièrent Seuthès d’ordonner qu’il n’entrât de nuit dans leurs cantonnemens aucun Thrace. « Car nos ennemis, dirent-ils, sont Thraces ainsi que vous qui êtes nos alliés, et l’on pourrait s’y méprendre. » Dès que les Grecs sortirent, Seuthès se leva aussi. Il n’avait point du tout l’air d’un homme ivre ; il sortit, rappela les généraux et leur dit : « Les ennemis ne sont point encore instruits de notre alliance ; si nous marchons à eux avant qu’ils se gardent contre nos incursions et se préparent à nous résister, c’est le moyen de faire plus de prisonniers et de butin. » ”
Xénophon,
Œuvres complètes
(1872)
“ Beaucoup disent que Seuthès fait des propositions convenables : on est en hiver ; ceux qui veulent retourner dans leur patrie ne le peuvent pas ; il est également impossible de rester en pays ami, n’ayant pas pour acheter de quoi vivre ; cantonner et se nourrir en pays ennemi est moins sûr tout seuls qu’avec Seuthès, qui offre tant de ressources ; toucher une solde, c’est à leurs yeux une vraie trouvaille. ”
“ « Je vais faire descendre rapidement les cavaliers dans la plaine et les peltastes dans les villages. Suivez le plus vite possible, pour appuyer, s’il y a quelque résistance. » En entendant ces mots, Xénophon descend de cheval ; Seuthès lui dit : « Pourquoi descends-tu, quand il faut se hâter ? — Je sais, dit Xénophon, que tu n’as pas besoin de moi seul ; les hoplites courront de meilleur cœur, quand je les conduirai moi-même à pied. » Seuthès s’éloigne alors, et avec lui Timasion suivi d’une quarantaine de cavaliers grecs. ”
“ Médosade répond d’un ton fort soumis : « Seuthès et moi nous vous prions de ne faire aucun tort à ce pays devenu ami pour nous ; si vous faites quelque mal aux habitants, c’est à nous que vous le ferez, car ils sont nôtres. — Eh bien, disent les Lacédémoniens, nous nous en éloignerons, si la solde est payée à ceux qui vous ont aidés en cette affaire ; autrement, nous venons à leur secours, et nous punirons les hommes qui leur ont fait du tort, contre la foi du serment. Si vous êtes de ces hommes-là, nous commencerons par vous à faire justice. » ”
Henri Petitmangin, Les textes grecs du programme… (1934)
“ Il aborda aussi Xénophon en lui disant : «Tu appartiens à une cité puissante et ton renom est grand auprès de Seuthès Peut être désireras-tu posséder dans ce pays une forteresse et un territoire, comme en ont reçu déjà d'autres de tes concitoyens. Il est donc juste que tu marques le plus magnifiquement possible ta déférence pour Seuthès. — 20. C'est par bienveillance pour toi que je te fais ces recommandations; car je sais que plus considérables seront tes présents, plus grand sera le bien qu'il te fera. » ”
Xénophon,
Retraite des Dix-Mille
“ Le lendemain, Seuthès brûla, de fond en comble, les villages, et n’y laissa aucune maison, il voulait par là jeter la terreur dans le pays, et faire sentir aux habitans du voisinage quel sort les attendait s’ils ne se soumettaient pas à lui. Il partit ensuite, et envoya Héraclide à Périnthe, avec le butin, pour en faire de l’argent et avoir de quoi payer la solde de l’armée. Lui-même, avec les Grecs, alla prendre un camp dans la plaine des Thyniens. Ces peuples quittèrent leurs habitations et se réfugièrent dans les montagnes. ”
“ Alors les femmes, les enfants et les vieillards descendent, mais la jeunesse reste dans les villages situés au pied de la montagne. Seuthès, l’ayant su, commande à Xénophon de prendre les plus jeunes des hoplites et de le suivre. On se met en marche pendant la nuit : au point du jour on se présente devant les villages ; la plupart des habitants s’enfuient vers la montagne qui était proche, mais tous ceux qu’on peut saisir, Seuthès les fait percer tous sans merci à coups de javelot. ”
Xénophon,
Septième livre de l'Anabase
(1887)
“ « Les Lacédémoniens ont besoin de l'armée, et toi tu n'en as plus besoin; en la leur rendant tu leur seras agréable ; les Grecs ne te demanderont pas leur paye, mais ils sortiront de tes États. » Après avoir entendu ces mots, Seuthès se fait amener les envoyés. Il disent qu'ils viennent chercher l'armée ; Seuthès répond qu'il la leur remettra, qu'il veut être leur ami et leur allié. Il les invite à un repas d'hospitalité, et il les traite avec magnificence. Il n'invite ni Xénophon, ni aucun autre des stratèges. ”
Xénophon,
Septième livre de l'Anabase
(1887)
“ Si donc, quand vous étiez dans une telle détresse, je vous eusse, sans exiger aucune solde, procuré pour allié Seuthès, qui avait des cavaliers et des peltastes dont vous manquiez, croyez-vous que j'eusse mal servi vos intérêts? Une fois réunis à ses troupes, vous avez trouvé des grains en plus grande abondance dans les villages, grâce à la nécessité où se trouvaient les Thraces de fuir avec plus de vitesse : vous avez eu votre part de bestiaux et d'esclaves. Nous n'avons plus revu d'ennemis, quand la cavalerie de d'autre-part beaucoup de peltastes. ”
“ Xénophon le prie de lui remettre les otages, et lui propose de marcher avec lui à la montagne, ou, s’il ne le veut pas, de l’y laisser aller. Le lendemain, Seuthès lui livre les otages, les vieillards, disait-on, les plus considérables des montagnards. Il arrive lui-même avec des troupes, dont le nombre était triplé. Beaucoup d’Odryses, sur le bruit de ce qu’avait fait Seuthès, étaient descendus se joindre à lui. Les Thyniens, voyant de la hauteur cette quantité d’hoplites, cette quantité de peltastes, cette quantité de cavaliers, descendent et demandent la paix. ”
“ Arrivés aux villages, Seuthès vient au galop avec environ trente chevaux, et dit : « Il est arrivé, Xénophon, ce que tu disais : les habitants sont pris, mais les cavaliers m’ont laissé là et se sont dispersés à la poursuite dans tous les sens. J’ai peur que les ennemis ne se rallient quelque part et ne leur fassent du mal. Et puis, il faut laisser de notre monde dans les villages, vu qu’ils sont pleins d’habitants. — Eh bien, dit Xénophon, je vais, avec les hommes que j’ai, m’emparer des hauteurs. Pour toi, dis à Cléanor d’étendre sa phalange dans la plaine le long des villages. » ”
“ Seuthès répond : « Je n’ai point d’argent, ou plutôt j’en ai peu, je te le donne ; c’est un talent : j’ai en outre six cents bœufs, environ quatre mille moutons et cent vingt esclaves : prends-les, ainsi que les otages de ceux qui vous ont attaqués, et pars. » Xénophon se met à rire : « Et si tout cela ne suffit pas pour la paye, à qui, je te le demande, appartiendra le talent ? Puisqu’il y a du danger pour moi à m’en aller, ne faut-il pas, que je me garantisse des pierres ? Tu as entendu les menaces. » ”
Xénophon,
Retraite des Dix-Mille
“ Il aborda tous ceux qu’il croyait en état de faire quelque présent à Seuthès ; il s’adressa d’abord à des habitans de Parium qui venaient négocier un traité d’alliance entre leur patrie et Médoce, roi des Odryssiens, et qui portaient des dons à ce monarque et à son épouse. Héraclide leur représenta que Médoce régnait dans la Thrace supérieure à plus de douze journées de la mer, et que Seuthès, aidé de tels auxiliaires, allait se rendre maître des bords de la Propontide. ”
Xénophon,
Retraite des Dix-Mille
“ Seuthès, de son côté, s’engage à vous bien traiter si vous allez le joindre. Voyez maintenant si vous voulez délibérer sur cette alternative, dans ce moment même, ou seulement lorsque vous serez arrivés où il y a des vivres. Comme nous manquons d’argent pour acheter, et qu’on ne nous laisse rien prendre ici sans payer, je suis d’avis de retourner d’abord à des villages où nous forcerons aisément les paysans à nous laisser prendre notre subsistance, d’écouter là ce qu’on exige de nous, de part et d’autre, et de choisir alors le parti le plus avantageux pour nous. ”
“ Ils consentent à tout faire et demandent qu’on reçoive leurs gages. Seuthès appelle Xénophon et lui communique ces propositions, ajoutant qu’il ne s’engage à rien, si Xénophon veut se venger de leur attaque. Celui-ci répond : « Pour ma part, je les trouve suffisamment punis aujourd’hui, si de libres ils deviennent esclaves. » Toutefois, je donne à Seuthès le conseil de prendre désormais pour otages ceux qui sont en état de mal faire, et de laisser les vieillards à la maison. Tous les habitants du pays consentent à ce traité. CHAPITRE V. Seuthès ne paye point aux Grecs la solde complète. ”
Xénophon,
Septième livre de l'Anabase
(1887)
“ On entre pour dtner. Il y avait là les principaux chefs des Thraces, les stratèges, les lochages des Grecs, les envoyés de plusieurs villes : on s'assied en cercle; alors on apporte des trépieds pom tous, une vingtaine environ, remplis de viandes coupées en morceaux, avec de grands pains fermentés, tenant aux viandes par des broches. Les mets se placent par préférence devant les étrangers : c'est l'usage. Seuthès sert le premier, il prend les pains servis devant lui, les rompt en morceaux et les lance à qui bon lui semble : d'avoir honoré Seuthès et le plus magnifiquement. ”
Xénophon,
Septième livre de l'Anabase
(1887)
“ Discussion entre les stratèges sur la route à suivre. - Beaucoup de soldats quittent l'armée. — Quatre cents d'entre eux, restés à Byzance, sont vendus comme esclaves par le nouveau gouverneur Aristarque — Piège tendu à Xénophon. — Il va trouver Seuthès et s'entend avec lui pour faire passer les Grecs à son service. 111. Les Grecs au service de Seuthès. — Repas offert aux chefs des Grecs. — On surprend les Thyniens pendant la nuit. — On fait un butin considérable. IV. Seuthès brûle les villages des ennemis. — Rigueur excessive du froid. ”
Henri Petitmangin, Les textes grecs du programme… (1934)
“ Quand Xénophon eut cru reconnaître que les présages des victimes annonçaient que la démarche auprès de Seuthès serait sans danger pour lui et pour l'armée, il prit avec lui le lochage Polycrate d'Athènes. demanda aux stratèges, sauf à Néon, de. lui donner chacun un homme en qui ils eussent confiance, et partit de nuit pour se rendre au camp de Seuthès, éloigné de 60 stades. ”
Xénophon,
Septième livre de l'Anabase
(1887)
“ Et celui-ci étant allé-vers Seuthès, le prie de ne pas avoir tué l'enfant, et il raconte la manière (le goût) d'Épisthène, jadis formant un loche, il n'avait songé qu'à le composer de jolis garçons; homme brave d'ailleurs à la tête de sa troupe. Seuthès lui dit : a Voudrais-tu, Épisthènc, mourir à sa place? » Episthène tendant le cou : « Frappe, dit-il, si ce garçon le veut et si cela peut lui être agréable. » ”
Xénophon,
Septième livre de l'Anabase
(1887)
“ Peu de jours s'étaient écoulés, lorsque les Thraces de la montagne descendent auprès de Seuthès et négocient une trêve, avec remise d'otages. Xénophon vient aussi trouver Seuthès et lui dit qu'il est cantonné dans un mauvais endroiL; que les ennemis sont tout près; qu'il serait plus agréablement dans un endroit fortifié par la nature, que dans un village où il y a chance de périr. Seuthès l'invite à prendre courage et lui montre les otages qu'on lui a remis. Quelques hommes descendus de la montagne étaient aussi venus trouver Xénophon pour négocier une trêve. ”
Xénophon,
Septième livre de l'Anabase
(1887)
“ Et maintenant les voici qui ne te demandent rien, mais jaloux d'affronter pour toi les fatigues et les dangers. Avec eux, s'il plaît aux dieux, tu reprendras possession du vaste pays de tes pères, et tu y ajouteras de nouvelles conquêtes : tu auras beaucoup de chevaux, beaucoup d'hommes, de jolies femmes qui ne seront pas le fruit du pillage, mais des présents volontaires. , Seuthès se lève, boit avec Xénophon, et répand ensuite à terre le vin qui reste dans la corne. ”
Xénophon,
Septième livre de l'Anabase
(1887)
“ Seuthès demande ensuite au garçon s'il veut qu'il frappe l'autre à sa place. L'enfant ne veut pas et le prie de ne les tuer ni l'un ni l'autre. Alors Épisthène embrassant le garçon : « Qu'on vienne maintenant, Seuthès, dit-il, combattre contre moi pour l'avoir ! je ne le lâcherai pas. » Mais Seuthès, se mettant à rire, passe à d'autres soins. Il est d'avis de demeurer à cette place, afin que ceux qui se sont réfugiés dans la montagne ne puissent tirer leur subsistance des villages. Il descend lui-même dans la plaine et. s'y établit. Xénophon, avec sa troupe d'élite, se ”
Henri Petitmangin, Les textes grecs du programme… (1934)
“ Timasion, 1. Car c'était la coutume et le premier Seuthès le faisait : ayant enlevé les pains. il les brisait; buvant de même, lui fit cadeau d'une coupe d'argent et d'un tapis qui valait dix mines. — 28. Gnésippos d'Athènes se leva pour déclarer qu'une ancienne et fort belle coutume voulait que ceux qui possédaient quelque chose l'offrissent au roi pour l'honorer et que le roi, de son côté, fit des présents à ceux qui n'avaient rien : « C'est ainsi, dit-il, que je pourrai, moi aussi, t'offrir quelque présent d'honneur » -29. Xénophon, lui, ne savait comment s'y prendre ”
Louis Gaultier, Leçons de chronologie et d'histoire de l'abbé Gaultier… (1851)
“ Les descendans de Seth ayant fait alliance avec ceux de Caïn, il en sortit une race d'hommes appelés les Géants, aussi fameux par leur corruption que par leur énorme stature; ils entraînèrent dans leurs désordres les enfans de Seth, et le crime se répandit sur la terre. 21. Comment Dieu punit-il les hommes ? Le Seigneur, irrité de la méchanceté des hommes, résolut de les exterminer par un déluge universel. La mer déborda de tous côtés, il tomba une pluie continuelle pendant 40 jours et 40 nuits, et les eaux s'élevèrent jusqu'à 15 coudées au-dessus de la plus haute montage. ”
“ Vos serviteurs sont venus d’un pays très-éloigné, au nom du Seigneur, votre Dieu. Car le bruit de sa puissance est venu jusqu’à nous : nous avons été informés de toutes les choses qu’il a faites dans l’Egypte ; 10 et de quelle manière il a traité les deux rois des Amorrhéens qui étaient au delà du Jourdain, Séhon, roi d’Hésébon, et Og, roi de Basan, qui était à Astaroth : 11 nos anciens et tous les habitants de notre pays nous ont dit : Prenez avec vous des vivres pour un si long voyage, et allez au-devant d’eux, et leur dites : Nous sommes vos serviteurs ; faites alliance avec nous. ”
Guillaume Belèze, L'histoire ancienne mise à la portée des enfants avec questionnaires… (1875)
“ En mémoire de cet événement, on éleva, dans le temple de Vulcain, une statue de pierre qui représentait Séthos tenant dans sa main un rat avec cette inscription : En me voyant, apprends à révérer les dieux. Interrègne. Les douze rois. Le Labyrinthe.- Après le règne de Séthos, il y eut un interrègne de deux ans; mais comme les meurtres, les rapines et les désordres de toute espèce désolaient l'Égypte, douze des principaux personnages du pays s'emparèrent de l'autorité et convinrent de l'exercer chacun sur certaines provinces, sans chercher à se nuire les uns aux autres. ”
Augustin Crampon,
Bible Crampon 1904
“ Car Sédécias, roi de Juda, l’avait fait enfermer en lui disant : Pourquoi prophétises-tu en disant : Ainsi parle Jéhovah: « Je vais livrer cette ville au roi de Babylone et il la prendra ; 4. et Sédécias, roi de Juda n’échappera pas aux Chaldéens ; il sera certainement livré entre les mains du roi de Babylone, et il lui parlera bouche à bouche et ses yeux verront ses yeux. 5. Et Nabuchodonosor emmènera Sédécias à Babylone, et il y restera jusqu’à ce que je le visite. Si vous combattez contre les Chaldéens, vous ne réussirez point.» ”
Alfred de Montvaillant, Le Livre de Jérémie, le prophète… (1898)
“ En disant : ton humeur est par trop inquiète, Tu répètes sans cesse : Ainsi dit l'Eternel, Le vainqueur de la ville est le roi de Babel, 4 Il doit prendre Sion ; Sédécias lui-même Ne doit pas échapper au fatal anathème, JÉRÉMIE. 127 Voyez-vous avancer vers lui les Chaldéens, Ce puissant potentat le tiendra dans ses mains. Sédécias verra ce monarque en personne, 5 Sédécias sera conduit à Babylone. Dans la captivité le roi demeurera Et puis le visitant Dieu le délivrera. Gardez-vous d'essayer jamais de le combattre, Devant cet ennemi votre orgueil doit s'abattre. ”
