“ Contre moi si ce mot excitoit votre humeur !... Dans ce moment, quoique bien attendrie, Je ris de sa naïve peur ; Mais après, pour toujours, Perette en fut guérie. Ô doux pouvoir du sentiment ! Depuis cet aveu si touchant, Tout ce qu’elle fait sait me plaire : Elle a de l’esprit, des appas ; Mon potage est meilleur, et mon lait est plus gras, Présenté par la main de cette ménagère. Perette, dans tes goûts, ne sois jamais légère ”
Peltaste
Définition et enjeux
Le terme « peltaste » désigne une affection médicale associée à l'inflammation du péritoine, un tissu membraneux enveloppant les viscères. Ce phénomène, abordé par des auteurs tels que C.-M. Baissette ou Jules-Marie-Joseph Dormoy, a été examiné sous l'angle des manifestations, des risques et des soins.
Les écrits révèlent des perspectives diverses, allant de la caractérisation des processus purulents à l'analyse des rapports entre l'inflammation et les organes environnants. Les recherches de Charles Pellanda ou Octave Terrillon mettent en évidence la difficulté des mécanismes pathologiques, traduisant une réflexion médicale approfondie et pluridisciplinaire.
Citations sur “peltaste”
C.-M. Baissette, De la péritonite
“ Dans la péritonite, qui succède à l’effusion du pus, la sérosité est purulente ; celle qui est due à la perforation présente une sérosité mélangée ou à des aliments, ou à des excréments, ou à de l’urine, etc. Suppuration. Il n’est pas rare de rencontrer quelques foyers purulents sur les divers points de l’abdomen, foyers appelés abcès. Plus ou moins spacieux, à une ou plusieurs loges, ces abcès sont formés par les faces pariétale et viscérale du péritoine, qui est rouge, plus ou moins granuleux, tout comme une membrane pyogénique. ”
Madeleine Pelletier,
L’Assistance
“ Il revêt la livrée de la misère sordide et puante. Si sa mansarde était propre, on le jugerait aisé et on ne lui donnerait pas. Il croupit dans la saleté, dort sur des chiffons ou pullule la vermine. Sa poitrine est secouée tous les hivers par des rhumes qui n’en finissent pas. Ses plaies exposées à l’ordure suppurent indéfiniment. Le jour où il touche son secours, il s’enivre et le lendemain il n’a pas de quoi acheter du pain. ”
Jules-Marie-Joseph Dormoy, Appendicite à forme pelvienne (1897)
“ Le ventre est ballonné dans toute son étendue, les mouvements péristaltiques des anses intestinales se dessinent sous la paroi abdominale et ces deux symptômes si importants du diagnostic de l’occlusion, font rejeter celui de péritonite et, par suite, celui d’appendicite, cause fréquente de péritonite. ”
Charles Pellanda, La mort par fibromyomes utérins (1905)
“ Nous trouvons les lésions d’une péritonite suppurée de la moitié inférieure de l’abdomen. Les trompes de Fallope sont remplies de pus, et celui-ci reflue par la pression dans la cavité utérine. A l’extrémité externe de la trompe droite siège un kyste rempli de pus et communiquant avec la trompe. L’ovaire droit présente tous les signes d’une fonte récente. L’utérus porte à l’angle supérieur et du côté droit un petit corps fibreux du volume d’une noisette faisant saillie à l’extérieur. ”
Octave Terrillon,
Salpingites et ovarites
(1891)
“ Il n'en est plus de même quand la lésion s'étend; les accidents et les complications surviennent alors. B. PELVI-PÉRITONITE.— La plus importante de ces complications est la pelvi-péritonite. Toutes les fois que la maladie dépasse la trompe, elle rencontre aussitôt le péritoine qui subit des altérations. Souvent minimes, localisées, pour ainsi dire enkystées, ces lésions péritonéales peuvent siéger seulement autour de la trompe et de l'ovaire et ne pas s'étendre à la séreuse voisine. ”
Robert Barnes, Traité clinique des maladies des femmes (1876)
“ La distension de l'abdomen et les vents deviennent fréquemment pénibles ; enfin les intestins sont intéressés et l'abdomen se tympanise. La péritonite peut être locale ou générale. Si elle se limite aux parties voisines du pédicule et au petit bassin, elle est plutôt une sauvegarde ; car elle tend à séparer les matières irritantes de la cavité pelvienne. Cependant, dans les cas de péritonite enkystée, il peut se produire un.écoulement abondant, et la malade peut succomber à l'épuisement. Si le péritoine se prend tout entier dès le début, il est rare que la malade guérisse. Traitement. ”
F. Maria Gelcen, Des sympathies des organes du corps humain… (1822)
“ Une opinion qui était généralement répandue et qui l'est encore chez quelques médecins, peu versés dans les connaissances positives, est celle qui attribue l'inflammation du péritoine et les épanchemens qui se font à sa suite dans le bas-ventre , à une métastase laiteuse. Comme la sécrétion du lait ne s'établit point ordinairement ou disparaît chez les femmes atteintes de la péritonite , on dit que le lait , au lieu de monter aux mamelles, est refoulé dans le bas-ventre qui devient aussitôt gonflé, tendu , douloureux au toucher. ”
Jean-Jacques-Charles Pellet, De la coexistence de l'appendicite et de la grossesse extra-utérine (1908)
“ L',état général est bon : rien au coeur, rien aux poumons, rien dans les urines, l’appétit est bon. L’inspection de rabdomen ne présente rien de particulier; la peau est couverte de vergetures, le ventre est aplati. La palpation abdominale est facile; le ventre est souple ; au niveau des annexes, principalement à droite, on éveille de la douleur. II est impossible de sentir le fond de l’utérus, mais, à ce niveau,la palpation provoque une légère douleur. A la percussion, sonorité dans tout l’abdomen; rien à signaler à l’auscultation. Vulve bien conformée ”
Alphonse Guérin, Maladies des organes génitaux externes de la femme… (1864)
“ La péritonite circonscrite au voisinage de l'utérus est une des complications les moins rares de la vaginite. Je n'oserais pas affirmer qu'elle exige que l'inflammation passe par l'utérus pour arriver au péritoine, et, si je ne me trompe, j'ai vu des cas où la péritonite avait dû se produire par suite de l'extension de la phlegmasie du culde-sac postérieur du vagin au cul-de-sac correspondant du péritoine. La tuméfaction qui résulte de celte péritonite a pu en imposer pour une hématocèle ou un phlegmon des ligaments larges. ”
Charles Pellanda, La mort par fibromyomes utérins (1905)
“ On pense à quelque chose de vésical. Rétention d’urine. Symptômes de péritonite un mois après. Mort. « Autopsie : Péritonite récente çivec adhérences semblant avoir commencé à gauche au niveau de l’ovaire qui contient du pus. Les deux trompes contiennent du pus. L’ovaire droit est sain. L'ovaire gauche suppuré en plusieurs points. L’utérus est attiré à gauche par un volumineux fibrome qui remplit le pelvis. La péritonite avait un point de départ annexiel à gauche, dans les annexes correspondantes. » ”
Robert Barnes, Traité clinique des maladies des femmes (1876)
“ C'est une péritonite, et non une oophorite; l'inflammation reste rarement limitée à la surface de l'ovaire. La péritonite ovarienne est ordinairement une partie de la pelvi-péritonite des femmes en couche, ou d'une autre forme de pelvi-péritonite générale. La péritonite ovarienne primitive est le plus souvent limitée à un côté du bassin, elle est la suite ou l'accompagnement d'une lésion traumatique ou autre, causée par une rupture ou une maladie d'un follicule de de Graaf. Même dans ce cas, l'inflammation peut se propager au péritoine, au delà de l'ovaire. ”
Comte Paul Vasili, La société de Paris. Le monde politique (1887-1888)
“ Tout est intransigeant chez M. Pelletan, même les poils de sa barbe. Sa personne est en révolte contre l'ordre naturel. Son dos a des ondulations indépendantes, son cou refuse de suivre la ligne marquée par son épine dorsale, et sa tête ne veut pas se laisser porter par son cou; ses deux bras auraient honte d'avoir entre eux la même harmonie. Il en est un qu'un accident ou une infirmité de naissance a déformé, ses jambes aussi répugnent absolument à marcher d'accord ; dans toute sa personne apparaît un manque d'équilibre qui se traduit même dans le costume. ”
Léon Collongues, Traité de dynamoscopie, ou Appréciation de la nature et de la gravité des maladies par l'auscultation des doigts… (1862)
“ Les tempéraments nerveux sont très-remarquables par la fréquence du petillement. Le petillement est plus petit, plus bas, plus rare dans le sommeil que dans la veille. Après un exercice quelconque, le petillement est plus fort, plus fréquent. Le petillement, chez la femme enceinte, n'offre rien de particulier. Le petillement, dans les temps d'orage, est beaucoup plus fréquent que dans les temps calmes, chez le même individu. La chloroformisation diminue ou augmente les petillements sans régularité. L'électrisation augmente toujours la force et le nombre des petillements. ”
Théophile Basset, Étude sur la puberté chez la femme (1867)
“ Il peut même se faire que le sang, accumulé déjà dans le vagin, vienne aussi remplir la matrice, et enfin se déverser dans la cavité péritonéale par les trompes de Fallope. Outre les troubles nerveux causés par la compression du plexus sacré, en peut donc observer des symptômes de péritonite. Un symptôme qui fait rarement défaut et qui est même le premier à se manifester, est la gêne et la fréquence dans l'émission des urines et des matières fécales. ”
C.-M. Baissette, De la péritonite
“ DÉFINITION La péritonite est l’inflammation générale ou partielle du péritoine ; elle est caractérisée par des troubles des viscères abdominaux ; sa marche est rapide, sa terminaison est souvent funeste, son type est aigu ou chronique. ”
Ange-Marie Thore, Études sur les maladies incidentes des aliénés (1847)
“ Nous considérons, dit M. Calmeil (art. Aliénés) , la péritonite comme une affection peu commune chez les fous. Sur cent ouvertures de corps, nous trouvons deux péritonites excessivement violentes avec des productions accidentelles dans toute la cavité abdominale, et trois ou quatre péritonites partielles occupant à peine un ou deux pouces d'étendue. Les phlegmasies du péritoine que nous signalons ici ont eu pour symptômes : la douleur et l'empâtement du ventre, l'altération des traits de la face, l'oedème des jambes, la fréquence et la petitesse du pouls. ”
C.-M. Baissette, De la péritonite
“ M. Parent (Journal de méd. vét. de Lyon, 1862) , a trouvé chez un cheval mort d’une péritonite consécutive à la castration, un épanchement autour du cordon enflammé, qui s’était transformé en fausses membranes établissant des adhérences entre la portion pelvienne du cordon et la courbure pelvienne du gros colon. En outre, les replis du péritoine étaient pourvus de productions fibro-albumineuses. Épanchement, exsudation. Quand ce mode de terminaison s’est effectué, on trouve, à l’autopsie, dans le sac du péritoine, une quantité de liquide exhalé plus ou moins grande (un ou plusieurs seaux) . ”
Arthème Fayard, L'Art du vétérinaire mis en pratique (1877)
“ Cette maladie, presque toujours mortelle, a pour siège le péritoine ou membrane qui tapisse l'abdomen. Elle se reconnaît à la grande sensibilité du ventre, au pouls fréquent et serré, à la sécheresse de la peau et à une respiration courte. La langue est blanche et pâteuse. Uns sueur rentrée, des plaies du ventre, une parturition laborieuse, la castration peuvent causer la péritonite que l'on ne peut traiter que par des saignées générales, lorsque le mal est peu intense. PHLÉBITE DE LA JUGULAIRE. C'est l'inflammation qui se déclare quelquefois à la suite de la saignée à la jugulaire. ”
Jean-Jacques-Charles Pellet, De la coexistence de l'appendicite et de la grossesse extra-utérine (1908)
“ On connaît lerôlede protection que possède le péritoine vis-à-vis des organes abdominaux contre rinfection . Nélaton, dans le tome V de son Traité chirurgical nous dit: a Quand répanchement ne détermine pas une péritonite rapidement mortelle, la partie liquide du sang est résorbée, le caillot seul resteet provoque une inflammation adhésive, des fausses membranes, ou bien les feuillets du péritoine se réunissent et forment comme une poche, un véritable kyste, qui circonscrit le foyer. ”
Théophile Gallard, Pathologie des ovaires, leçons cliniques sur les maladies des ovaires… (1886)
“ La péritonite aiguë partielle est traumatique, ou, ce qui est le plus habituel, consécutive à l'inflammation d'un organe contenu dans le péritoine. On comprend que dans une inflammation propagée jusqu'à la surface d'un de ces organes, le péritoine soit fatalement enflammé lui-même. ”
Octave Terrillon,
Salpingites et ovarites
(1891)
“ Tantôt, au contraire, le péritoine a été plus gravement intéressé ; les fausses membranes, conséquences de cette péritonite partielle, sont épaisses et étendues ; elles agglutinent les organes malades aux parties voisines, surtout à l'utérus,et aux culs-de-sac péritonéaux. On trouve aussi fréquemment dans ce paquet d'adhérences, des abcès de voisinage résultant de la rupture de la trompe ou de l'épanchement du pus par le pavillon encore perméable. ”
C.-M. Baissette, De la péritonite
“ Fâcheux ; car la péritonite chronique est rarement curable, quoique sa marche soit lente. Lésions morbides. Un liquide trouble, lactescent, purulent ou floconneux est épanché dans le péritoine ; des fausses membranes de diverses formes, colorées en rouge vineux, peuvent provoquer des adhérences entre les deux lames péritonéales ; d’autres fois, elles sont incolores, transparentes ou épaisses. Le péritoine présente une injection sanguine ; il existe quelquefois des exsudations. Les lymphatiques voisins du péritoine et les ganglions auxquels ils aboutissent sont engorgés, apparents. ”
Charles Maygrier, Étude médico-légale sur l'avortement… (1910)
“ Le péritoine est le siège d'une inflammation presque générale et des plus intenses, caractérisée par la production de fausses membranes étendues, de pus épanché à la surface de l'épiploon et entre les anses intestinales. — Du sang altéré baigne les organes contenus dans le petit bassin. — La matrice, qui ne renferme que quelques débris de placenta et qui offre tous les caractères d'une récente délivrance, est perforée vers le fond de sa cavité. ”
Lucien Romary, Rapports de la région antérieure de la vessie avec le péritoine aux différents âges… (1895)
“ Ces divers procédés d’ouverture large de la paroi abdominale ont le grave inconvénient de modifier les rapports du péritoine ainsi que l’explique la remarque suivante de Petersen : Lorsque l’on introduit le doigt derrière la paroi par une petite boutonnière faite à l’ombilic (procédé que nous examinerons plus loin) , on constate que le cul-de-sac remonte moins haut que quand la paroi est ouverte. Petersen attribue ce fait à ce que la pression abdominale ne refoule plus le cul-de-sac vers la vessie; il est très probable qu’il en est ainsi ”
Armand Després,
La chirurgie journalière : leçons de clinique chirurgicale professées à l'hôpital Cochin
(1877)
“ Je vous ai déjà dit que le ballonnement prématuré du ventre avec une douleur vive à l'ombilic indiquaient une péritonite. Vous savez que les hernies étranglées sont toujours tendues et dures. Quand vous observerez, du côté du ventre, des signes de péritonite en même temps que la grosse hernie ne sera ni tendue, ni douloureuse, il n'y a pas lieu d'opérer, même en employant le procédé de J.-P. Petit, le débridement sans ouvrir le sac. ”
Théophile Gallard, Pathologie des ovaires, leçons cliniques sur les maladies des ovaires… (1886)
“ C'est ainsi qu'une péritonite partielle se développe au niveau du foie, de la vésicule biliaire, de la rate, de l'utérus et de ses annexes, de la vessie, etc., toutes les fois qu'ils sont le siège d'inflammations, PHLEGMON PÉRI-UTÉRIN. 197 de tubercules ou de tumeurs s'étendant jusqu'à leur surface. Les plus communes de ces péritonites aiguës, partielles sont celles du petit bassin, à la suite de la phlébite et de la lymphangite de l'utérus et des ligaments larges, de la métrite, de l'accouchement ou de l'avortement, de l'hématocèle péri-utérine, etc. ”
C.-M. Baissette, De la péritonite
“ Suivant que la gangrène se propage ou qu’elle se complique plus ou moins, les désordres affectent les intestins et autres viscères abdominaux. Dans quelques cas, plusieurs auteurs nient avoir trouvé les traces de l’inflammation péritonéale. Est-on bien sûr, dans ces cas, d’avoir observé les symptômes caractéristiques de la péritonite, et l’animal n’a-t-il pas succombé à une autre affection, névrose, maladie du sang ? NATURE Tous les auteurs sont unanimes pour considérer la péritonite comme une affection simplement inflammatoire ”
Pierre Delbet,
Des Suppurations pelviennes chez la femme
(1891)
“ La trompe étant envahie par l'inflammation, les lésions peuvent évoluer de diverses façons. Parfois les deux orifices restent ouverts. Si les agents infectieux sont très virulents, le péritoine est rapidement envahi, et la péritonite prend le pas sur la salpingite. Ou bien, il se déclare une péritonite généralisée rapidement mortelle ; ou bien des adhérences se forment, et on voit évoluer une pelvi-péritonite à poche unique ou multiple. Mais on trouve parfois dans les autopsies des trompes manifestement altérées, sans que le péritoine présente de lésions. ”
Pierre Delbet,
Des Suppurations pelviennes chez la femme
(1891)
“ Lorsque les symptômes, au contraire, sont ceux d'une péritonite aiguë, c'est à une intervention plus hardie qu'on doit avoir recours. Il faut réouvrir le ventre sans tarder, et s'efforcer d'aseptiser le péritoine. S'il y a des fausses membranes, des couennes adhérentes à l'intestin, il faut, autant que possible, les détacher, puis faire le lavage du péritoine avec un liquide antiseptique. ”
Louis Billon, Traité de clinique thérapeutique chirurgicale… (1913)
“ Lorsque vous ne pouvez opérer dans les vingt-quatre premières heures, observez attentivement votre malade de deux heures en deux heures. Si vous sentez que la péritonite se généralise, intervenez, quel que soit le moment. Ce n'est plus l'appendicite qu'on opère, c'est une péritonite. (Voy. p. 401.) Si, au contraire, vous sentez qu'avec la glace, l' opium, la morphine, le sérum, vous avez limité l'infection péritonéale, temporisez; localisez la péritonite, et refroidissez l'inflammation. Ce n'est qu'après le refroidissement complet que vous opérerez pour éviter les récidives. ”
