Encyclopdie

Définition et enjeux

Louis-Aimé Martin Plan d’une bibliothèque universelle

Ouvrant donc le premier volume de l’Encyclopédie, nous vîmes cet arbre fameux qui, comme celui de la science du bien et du mal, porte dans ses fruits toutes les connaissances humaines. Le tronc de cet arbre c’est l’entendement ; ses trois branches c’est la mémoire, la raison et l’imagination, lesquelles produisent l’histoire, la poésie et la philosophie. Certes, c’était une idée de génie que de placer les différents travaux de l’homme au sommet des facultés de l’âme et de l’intelligence qui les enfantent ; la classification est ingénieuse, et l’ordre semble s’établir
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Louis Ducros Les Encyclopédistes

« Je ne sais si j’ai trop bonne opinion de mon siècle, mais il me semble qu’il y a une certaine fermentation universelle... dont on pourrait diriger et hâter les progrès par une éducation bien entendue [11] . » C’est cette éducation que se charge de faire l’Encyclopédie. Un Encyclopédiste n’est-il pas avant tout un « précepteur du peuple ? » Comme les lecteurs auxquels ils s’adressent, les auteurs du Dictionnaire sont « moins curieux de savoir et de citations que de philosophie [12] . »
En somme, ils tiennent moins à faire œuvre de savants que de « penseurs ».
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M. Paul Laffitte Le Tour du monde

Encyclopédie, en effet, où l’on trouve tout, histoire, littérature, voyages, beaux-arts, astronomie, sciences naturelles ; mais, encyclopédie en désordre, le mot est-il bien juste ? Quand je feuillette ces cinquante-six volumes, il me semble au contraire que chaque chose est à sa place, que rien n’a été livré au hasard, que chaque numéro est un modèle de composition, que tout s’enchaîne et se tient ; et pourquoi ?
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