Adrien Planté

Élements biographiques

Adrien Planté San Sebastian : notes de voyage (1886)

Sans attendre que l'animal fonde sur lui, Frascuelo l'épée tendue, se raidit, fait un pas en avant.
Une clameur immense retentit et dans un nuage de poussière, torero et taureau roulent l'un sur l'autre.
Impossible de décrire ce qui se passa alors dans cette immense fou-le, dont la mobilité d'impressions est si facile et si étrange.
Il est mort, crie-t-on de toutes les places : les femmes se cachent derrière leurs éventails, les hommes blêmissent.
Source : Gallica

Adrien Planté San Sebastian : notes de voyage (1886)

Le plafond de l'immense cage de l'escalier
d'honneur paraît un vrai chef-d'œuvre: la province sous les traits d'une femme admirable, tenant d'une main un gouvernail et vidant de l'autre une corne d'abondance : à ses pieds, un génie tient les balances de la justice.
C'est bien là, le symbole le plus frappant et le plus véridique de cette administration provinciale qui chaque jour transforme la province, développe sa richesse et en fait la perle de l'Espagne, comme la providence a fait de sa plage célèbre la Perle de l'Océan.
La courtoisie du secrétaire de la députation est infatigable.
Source : Gallica

Adrien Planté San Sebastian : notes de voyage (1886)

Les courses de taureaux né sont pour tout le monde, riches et pauvres, grands et petits, qu'une saine et peu dispendieuse distraction.
Il faut voir un amphithéâtre garni de ses dix mille spectateurs pour se faire une idée de l'engouement de tout un peuple pour ce grand spectacle.
Bien que celui de St-Sébastien contienne aux courses annuelles du mois d'Août, trop d'éléments étrangers pour donner le degré exact de l'enthousiasme national, il est curieux de parcourir du regard les gradins couverts d'une foule bigarrée et de prêter l'oreille aux mille bruits qui s'en détachent.
Source : Gallica

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