Portrait de Albert Montémont Albert Montémont Les filles publiques de Paris et la police qui les régit… (1839)

LE mot de PROSTITUTION exprime tout ce qu'il y a de plus -abject dans l'oubli de soi-même ; c'est l'état le plus vil, le plus méprisable dans lequel puisse tomber l'espèce humaine.
En effet, rien de plus immonde qu'une fille ou
une femme, environnée, dans la société, d'exemples de décence, et qui, secouant tout-à-coup un joug salutaire, méconnaît un pouvoir conservateur, et se dégrade au point d'aller sur la voie publique provoquer les passans à la débauche, non seulement par ses regards et ses propos trop significatifs, mais encore par d'autres moyens que ma plume se refuse à tracer.
Source : Gallica

Portrait de Albert Montémont Albert Montémont Les filles publiques de Paris et la police qui les régit… (1839)

En effet, la fille publique qui s'abandonne à la prostitution clandestine n'étant pas soumise à la visite régulière des médecins de l'administration, peut vicier le sang de la jeunesse imprudente qui cède à ses provocations. Cette malheureuse, si elle est malade, néglige sa guérison, par ignorance, par crainte de ses parens et surtout par défaut de moyens pécuniaires. Ce n'est pas une maîtresse de maison de débauche clandestine qui lui viendra en aide : elle ne s'intéresse qu'à ce que lui rapporte la prostitution des filles, et leur santé ne l'occupe jamais.
Source : Gallica

Portrait de Albert Montémont Albert Montémont Les filles publiques de Paris et la police qui les régit… (1839)

Vous connaissez trop le monde et ses usages pour ne pas comprendre qu'en fréquentant les cercles de Paris, sur toute l'échelle sociale, on doit s'attendre à y trouver l'infamie à côté de la vertu , le fripon en face de l'honnête homme, et la Messaline auprès d'une Lucrèce. Dailleurs, dans cette capitale où l'on accueille généralement l'habit et non pas l'homme, où tous les rangs se confondent, où le vernis de la politesse couvre la nullité des affections, et enfin, où l'on se visite sans s'estimer, pour se séparer sans regret ; toutes les relations de sociétés sont sans conséquence.
Source : Gallica

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