Bon Seymour de Constant Bataille de Crécy : marche et position des armées française et anglaise rectifiées… (1846)

Le moindre signe d'Édouard était compris, pendant que la voix du Roi de France était méconnue. Trois mille gentilshommes, l'élite de la noblesse française, périrent à Crécy, ce qui peut faire juger de la perte totale, que des calculs, sans doute exagérés, font monter à trente mille hommes. Les Anglais portent la leur à un écuyer, trois chevaliers, et à quelques combattants d'un ordre inférieur ; ce qui ressemble fort à un bulletin de la
grande armée de nos jours, dont cependant la gloire ne pouvait être rehaussée par d'officieux mensonges.
Source : Gallica

Bon Seymour de Constant La pomme de terre : de son utilité… (1853)

L'Anglais cultive pour les besoins de ses concitoyens, comme le Français cultive pour les besoins des siens. Faites que les Anglais vivent comme les Français, ce dont ils se garderont bien , vous verrez l'économie domestique française s'introduire en Angleterre. Faites au contraire que le Français vive comme l'Anglais, et vous verrez aussitôt la culture anglaise s'introduire en France.
Les premiers se nourrissent de viande, de légumes et de peu de
pain, pendant que les seconds ne vivent que de pain, la plus cher de toutes les nourritures.
Source : Gallica

Bon Seymour de Constant Bataille de Crécy : marche et position des armées française et anglaise rectifiées… (1846)

Anglais ne furent pas aussi invulnérables à Crécy que les flatteurs d'un vainqueur redouté ont pu le dire, c'est qu'à cette époque déjà, la position de l'Angleterre, malgré ses victoires, était au moins aussi fâcheuse que celle de la France. Ce royaume se trouvait alors tellement épuisé d'hommes et d'argent par les nombreux subsides qu'Edouard en avait tirés, qu'il se vit dans l'impossibilité d'en voter de nouveaux après la bataille de Poitiers, livrée à la suite d'un armistice d'environ dix ans, pendant lequel il eut pu guérir ses plaies.
Source : Gallica

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