Camille Braylens

Élements biographiques

Camille Braylens Un pied en Espagne. Guipuzcoa (1865)

Le temps d'allumer un cigare et le train reprit à pas de géant sa course périlleuse à travers monts et ravins.
Le panorama entre Hernani et Tolosa est aussi riche, aussi varié que possible. On y a des perspectives à enrichir fous les photographes espagnols. C'est une succession d'enchantements et de surprises dont on ne peut se lasser : l'oeil se déclare insatiable de ces beautés.
Parfois, cependant, l'aspect se rembrunit, le ciel se voile, l'horizon disparaît; vous passez au pied d'un rideau triste, sombre, de rocs grisâtres et déchiquetés : le paysage semble de mauvaise humeur
Source : Gallica

Camille Braylens Un pied en Espagne. Guipuzcoa (1865)

On remarque, à l'intérieur, trois rangées de balcons, de galeries en bois qui font le tour de l'édifice, et qui lui permettent d'abriter un très grand nombre de fidèles.
On respire aussi dans les rues un parfum légèrement espagnol; on y retrouve des regards langoureux, des allures lascives, des toilettes qui sentent le Prado, des équipages où s'étalent de fières beautés madrilènes. C'est que le grand monde d'Espagne aime passionnément Saint-Jean de Luz, et que la fine fleur des hidalgos se donne chaque année rendez-vous dans ce ravissant séjour.
Source : Gallica

Camille Braylens Un pied en Espagne. Guipuzcoa (1865)

Et, comme si ce n'était pas assez de ces suprêmes grandeurs, de ces incomparables décorations réunies sur un seul point : la montagne et la mer, une blanche rivière, au flot calme et silencieux, vient prêter son concours à cette harmonie de belles choses, et ajouter un rayon de poésie de plus à ce paysage indescriptible.
On rentre à Saint-Jean de Luz par un pont en pierre au dessous duquel coule sans bruit la Nivelle, la rivière dont nous venons de parler.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature