Clémence Delaunay

Élements biographiques

Clémence Delaunay L’Enlèvement de Céline

Être le rêve d’un homme de qualité, le but de ses pensées, n’était-ce pas tout ce qu’il fallait pour remplir le cœur ?
Au surplus, elle n’était qu’une enfant, et savait-elle ce qu’elle voulait ? Elle voulait des émotions pour combler le vide de son existence, elle avait soif d’événements.
Céline, un jour vit passer sous les fenêtres de l’atelier un jeune homme de dix-huit à vingt ans ; lequel fut abordé par quelqu’un qui lui dit ces mots :
— N’est-ce pas demain que vous venez chez nous, M. le marquis ?
Source : Wikisource

Clémence Delaunay L’Enlèvement de Céline

Un jour elle vit un papillon, le plus joli, le roi par sa beauté. Mais il restait à distance, il ne voltigeait que dans les régions élevées, c’est-à-dire sur les plus grandes fleurs.
— Oh ! que je voudrais être rose, dit-elle, pour être plus près de lui !
Et la petite ambitieuse se dressait sur sa tige fine et souple, comme si elle eût voulu se mettre de niveau avec les grands.
Le papillon fut indigné, et quand le souverain d’une cour s’émeut, toute la cour s’émeut avec lui. Le temps s’obscurcit.
La violette vit sur elle fondre l’orage.
Source : Wikisource

Clémence Delaunay L’Enlèvement de Céline

Céline était un peu vaine et très-ambitieuse dans ses projets de conquêtes. Elle avait refusé d’épouser Thomas Bazu, qui devait avoir les mains rouges et le visage commun comme son père, parce qu’elle ne désespérait point de captiver soit un comte, soit un marquis, lequel comte ou marquis, ne pouvant l’épouser à cause de sa naissance, l’aimerait avec passion et éternellement, car dans les romans les difficultés excitent toujours l’amour.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature