François Trémoulet

Élements biographiques

François Trémoulet Conférence sur la nature de la propriété (1882)

En France, le pouvoir est descendu du trône dans la masse de la nation, qui gouverne par des délégués; c'est le peuple qui a le pouvoir, et je me suis surpris à dire bien souvent de ce nouveau souverain : Ah ! si le peuple le savait !
Et il y avait, dans cette exclamation, les trois sentiments dont je vous parlais tout-à-l'heure : sentiment de confiance dans l'esprit de justice du peuple, la voix du peuple, dit-on, est la voix de Dieu; sentiment de son pouvoir pour faire cesser l'injustice, et, aussi, il faut bien le dire, sentiment de la difficulté de faire parvenir la vérité à son oreille.
Source : Gallica

François Trémoulet Conférence sur la nature de la propriété (1882)

Tous ceux qui ont des droits sur un immeuble devraient être tenus de les faire counaître. Ainsi, voilà un propriétaire qui est le premier intéressé à faire connaître son droit, soit par négligence, soit par ignorance, il ne s'en occupe pas, et c'est à l'acquéreur, à un étranger à s'occuper de ce droit, à le protéger, à le deviner: c'est assurément bien étrange, et il faut la force de l'habitude pour ne pas en être révolté.
Source : Gallica

François Trémoulet Conférence sur la nature de la propriété (1882)

En résumé, on peut reprocher à notre législation d'avoir méconnu les lois naturelles qui régissent le droit de propriété, et d'avoir consacré une injustice révoltante en rendant responsable celui qui n'a pas les moyens d'agir.
Tout notre système repose donc sur une injustice, sur une erreur. Cette erreur, comme un poison subtil, a profondément pénétré dans tout l'organisme de nos Codes et l'a entaché dans ses moindres parties.
Source : Gallica

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