G. de Molènes

Élements biographiques

G. de Molènes,  Revue des Deux Mondes

“ La dernière œuvre de Cooper, le Feu follet, est un roman maritime dont la lecture est aussi ennuyeuse qu’un voyage sur mer par un calme plat. Sans intrigue, sans incidens, sans peinture de passions ou de caractères, sans rien enfin qui éveille la curiosité, flatte l’esprit ou fasse battre le cœur, ce triste ouvrage nous promène pendant quatre volumes à travers le plus long et le plus diffus des dialogues. Comment un semblable livre est-il sorti de la plume qui traça le portrait de Bas-de-Cuir ? C’est qu’en Amérique, encore plus que chez nous, le vent de l’industrie souffle sur l’art. ”
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G. de Molènes,  Revue des Deux Mondes

“ La tradition de l’Astrée était perdue au temps de l’empire, et on ne peut faire à Mme Desbordes-Valmore un reproche sérieux de ne pas l’avoir cherchée. Quant au génie de Gessner et à celui d’André Chénier, il lui était impossible d’y atteindre. Ce qui fit le talent du poète allemand, c’est un calme de cœur, une sérénité d’esprit qu’elle paraît n’avoir possédée jamais ; ce qui éleva le poète français à la prodigieuse hauteur où il s’est placé, c’est, après l’énergie de son ame, une solidité d’instruction qu’en sa qualité de femme elle est bien excusable de n’avoir même pas ambitionnée. ”
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G. de Molènes,  Les Ressources de Quinola, de M. de Balzac

“ Ainsi, quand on nous montre l’homme de génie ne recevant que du paria un hommage de dévouement complet et sincère, réduit à enrôler au service de sa pensée les ressources honteuses et les ruses coupables d’une intelligence avilie, c’est une image aussi fausse qu’elle est immorale. Le prince de Ligne ému devant Rousseau comme un écolier devant le poète qui lui a inspiré sa première pièce de vers, nous prouve que les classes élevées connaissent la forme la plus humble et en même temps la plus glorieuse du culte qu’on doit à la divinité de l’intelligence. ”
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