Jean-Marie Servat

Élements biographiques

Jean-Marie Servat Histoire de Massat (1936)

La vallée de Massat avait vu ses mines de fer, de cuivre et de galène exploitées par ces colons romains, ses forêts abattues, ses terres défrichées, ses pâturages utilisés pour l'élevage. L'empreinte latine s'y est gravée si profondément qu'après ces premiers conquérants, Vandales, Wisigoths, Sarrazins qui passeront après, n'ajouteront rien, semble-t-il, à l'œuvre des civilisateurs romains.
Tant par le type ethnique que par les mœurs, les coutumes, le genre de vie, l'habitant du pays tient de l'Ibère et du latin plus que du Celte.
Source : Gallica

Jean-Marie Servat Histoire de Massat (1936)

En l'année 1827, alors que se liquidait à peine la succession territoriale du comte de Sabran, la promulgation des lois forestières venait apporter un nouveau ferment de surexcitation et de révolte parmi les populations montagnardes du Couserans.
Les paysans avaient toujours reconnu la propriété des communes sur les forêts et les pâturages ; ils ne voulaient pas y reconnaître la propriété de l'Etat. Plus que jamais cette liberté de prendre dans les forêts le bois qui leur était nécessaire, de laisser paître leurs troupeaux dans les montagnes leur semblait un droit acquis et incontestable.
Source : Gallica

Jean-Marie Servat Histoire de Massat (1936)

Dans une vallée fermée comme le fut celle de Massat, l'habitant a plus longtemps conservé dans sa pureté primitive les caractères de sa race originelle, son tempérament, ses mœurs, ses coutumes et son attachement au sol natal.
« La moindre goutte de sang montagnard dans les veines d'un homme, a dit Kipling, finit toujours par le ramener à son pays. ». Puisse se vérifier encore cette puissance attractive du sol montagnard à l'heure où la désertion ruineuse semble lui donner un démenti.
Source : Gallica

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