Thomas Stretser

Élements biographiques

Thomas Stretser,  Description de la Forêt noire

“ Il en est qui, ne pouvant entrer dans aucune province du Merryland, l’esprit rempli des plaisirs qu’on y goûte, se les procurent en quelque façon eux-mêmes, par un secret qu’ils tiennent d’un dieu. Combien qui, aimant la liberté, vont par-tout faire l’éloge de l’inconstance. Ceux-ci, qui par-tout ailleurs, étaient partisans de l’économie et de la frugalité, quand une fois ils sont dans le Merryland, donnent tout ce qu’ils ont, souvent le fruit de longues épargnes, ne réservent rien, et se glorifient même de cette prodigalité. ”
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Thomas Stretser,  Description de la Forêt noire

“ Je n’ai jamais entendu dire qu’il y eût d’autre poisson dans le Merryland, excepté des Barbues et coquillages nommés Pucelages, mais ils sont extrêmement rares et difficiles à pêcher, et c’est précisément cette difficulté qui les rend plus précieux pour les personnes d’un goût délicat et recherché. J’ai entendu dire que le maquereau n’y était pas inconnu. Quoi qu’il en soit, la rareté du poisson dans cette partie du monde n’est pas une chose bien affligeante, car la viande y est beaucoup plus flatteuse, et supplée agréablement à ce qui peut manquer en poisson. ”
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Thomas Stretser,  Description de la Forêt noire

“ Le caprice de quelques-uns des habitans du Merryland est souvent tel, qu’ils choisissent de préférence ces terres infertiles que vous arrosez vainement de vos sueurs, et qui ne payent pas le labour. Ces gens, il faut l’avouer, ne manquent pas de raisons pour justifier cette façon de penser ; ils la fondent sur les inconveniens qu’occasionne une terre de trop grand rapport. N’est-il pas triste pour un pauvre homme d’avoir beaucoup de fruits, et de ne savoir où les loger ? S’il les laisse périr, c’est un misérable banni de la société. ”
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