Résumé

A. Geffroy La Nouvelle École française de Rome…

Rome moderne leur offre-t-elle des Cimarosa ou des Rossini ? Non ; mais l’Italie, avec ses éternelles beautés, reste la patrie de tous les arts, et tous les arts se tiennent ; tous empruntent d’une même région supérieure dont l’Italie, comme la Grèce, semble demeurer voisine, leurs inspirations de grâce, de grandeur morale et de majesté. Placer à côté de cette grande institution une école savante, représentant l’esprit littéraire, occupée d’érudition, d’archéologie et d’histoire, c’est une intelligente pensée, de nature à profiter à l’une et à l’autre.
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A. Geffroy La Nouvelle École française de Rome…

Confier à un seul homme, dans chacune de nos facultés départementales, l’enseignement de toute l’histoire, bien plus, lui imposer, comme on l’a fait, de traiter alternativement, dans chaque période triennale, de l’histoire ancienne, de l’histoire du moyen âge, de l’histoire moderne, c’est un procédé bien peu scientifique, c’est condamner naïvement le professeur à ne rien faire que de superficiel, c’est sacrifier à un public quelquefois peu soucieux de la vraie science les jeunes gens qui la recherchent.
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A. Geffroy La Nouvelle École française de Rome…

On leur recommande avec raison de ne pas arriver trop rapidement à Rome ; il est de leur devoir, à ces privilégiés, de ne point franchir en indifférens les grands et beaux degrés de la route, et d’apprendre à épeler la langue qu’ils vont avoir à parler. Qu’ils visitent d’abord la Provence, cette Italie anticipée, ou bien qu’ils fassent leur entrée par un beau passage des Alpes, le sac au dos et le bâton à la main, dès les premières villes les incomparables musées, les riches bibliothèques et les archives les attendent : les voilà livrés à l’obsession permanente de la science et des arts.
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