Résumé

Portrait de Jules Guiffrey Jules Guiffrey Anatole de Courde de Montaiglon… (1897)

L'homme de science et de cœur qui, empruntant à un maître éminent du xvie siècle cette belle et mélancolique devise, sut y conformer la discipline de sa vie entière, mérite de laisser dans la mémoire de ceux qui l'ont connu un durable et noble souvenir. Ce sera le grand honneur d'Anatole de Montaiglon d'avoir aimé la science pour elle-même, avec un désintéressement absolu, avec une modestie de plus en plus rare, d'avoir voulu apprendre, apprendre toujours, apprendre partout, jusqu'à la dernière heure, sans souci des honneurs et des distinctions.
Source : Gallica

Portrait de Jules Guiffrey Jules Guiffrey Anatole de Courde de Montaiglon… (1897)

Un soir, Anatole de Montaiglon, se trouvant dans une réunion d'amis où la question était agitée, avait soutenu avec conviction que Molière, empêché par ses multiples devoirs, n'avait pas eu le temps de donner à la comédie sa forme définitive, et que son intention bien évidente était de l'écrire en vers libres. Il rentra chez lui assez tard, sous la préoccupation du débat auquel il venait de prendre une part active; il occupa tout le reste de la nuit à copier le Sicilien, en cherchant la coupure des vers non rimés.
Source : Gallica

Portrait de Jules Guiffrey Jules Guiffrey Anatole de Courde de Montaiglon… (1897)

Bien que nous ayons vécu avec Montaiglon sur un pied de grande intimité, nous bornerons là cette étude posthume. Nous avons peu de goût pour les indiscrétions si fort à la mode aujourd'hui et pour cette manie de dévoiler aux contemporains toutes les particularités, si insignifiantes qu'elles soient, de la vie privée. Nous ne voyons pas trop quel profit peut tirer de ces indiscrétions la réputation d'un artiste, d'un écrivain ou d'un érudit.
Source : Gallica

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