Résumé

Albert Bru De l’indigestion chez les grands ruminants

II Indigestion du rumen avec surcharge d’aliments. — L’indigestion avec surcharge se manifeste avec plus de lenteur que la précédente. Elle se traduit d’abord par le refus d’aliments, l’inrumination et une légère augmentation du volume de la panse. Bientôt l’animal devient triste, il s’éloigne de la crèche et pousse parfois de sourdes plaintes ; son flanc gauche est soulevé, mais à un moindre degré que dans l’indigestion simple, d’ailleurs, ici, la pression fait constater, au-dessous d’une faible couche de gaz, la présence de matières alimentaires d’une consistance pâteuse.
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Albert Bru De l’indigestion chez les grands ruminants

C’est ainsi qu’on la désignait sous les noms divers de tympanite, de météorisation ou de météorisme ; mais ces mots ont l’inconvénient de n’indiquer qu’un symptôme de la maladie, aussi le nom d’indigestion donné par Chabert aux troubles fonctionnels des divers compartiments gastriques des ruminants a-t-il prévalu. Il est aujourd’hui généralement adopté, car, si le rumen, le réseau et le feuillet peuvent être considérés anatomiquement comme des dilatations de l’œsophage, il n’en est pas moins vrai qu’ils concourent d’une manière active à la digestion.
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L’imprégnation des substances alimentaires amassées dans le rumen est, en effet, la condition nécessaire à l’accomplissement régulier des fonctions digestives, car si la salive, au lieu de se rendre dans ce réservoir, est tarie ou déversée au dehors, la rumination devient bientôt impossible, et, à l’autopsie, on trouverait les aliments tassés et durcis dans les divers compartiments gastriques. L’insalivation joue par suite, de même que la mastication, un rôle important comme acte préparatoire de la digestion chez les ruminants.
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