Résumé

Albert Delmas De la rémunération du travail pénitentiaire et du pécule des détenus… (1935)

C'est sans contredit un des emplois du pécule disponible qui mérite le plus d'éloges et d'encouragements. Il n'est pas imposé au détenu ; c'est donc sa conscience seule qui lui dictera s'il doit réparer les conséquences de son crime ou de son délit. Le détenu qui sollicite l'autorisation d'envoyer une partie de son pécule à la personne qu'il a lésée, témoigne d'un regret sincère de son acte antisocial ; c'est le prélude d'un amendement probable. Mais en fait, bien peu de détenus, même parmi ceux qui ont un pécule important, se laissent aller à des sentiments aussi louables.
Source : Gallica

Albert Delmas De la rémunération du travail pénitentiaire et du pécule des détenus… (1935)

« On prétend que le pauvre détenu libéré trouve un frein au délit dans la peine expiée, dans les énergies de son esprit. Mais quel frein, quel pouvoir d'inhibition peuvent exercer sur son âme l'idée de l'honneur, de la peur d'un nouvel emprisonnement, lorsque l'aiguillon de la faim le torture ? Entre la mort du comte Ugolin d'issue certaine et le suicide qui ouvre des abîmes de terreur, et la prison qui ne peut être évitée, le plus grand nombre de libérés sans travail ne tardent pas à choisir ».
Source : Gallica

Albert Delmas De la rémunération du travail pénitentiaire et du pécule des détenus… (1935)

Il ne fait aucun doute que ceux qui admettent le droit au salaire, estiment que l'administration ne peut, en aucun cas, retirer au détenu les sommes qui représentent un travail effectivement réalisé par lui.
Pour nous qui avons posé le principe que le détenu n'a aucun droit au pécule et que celui-ci n'est qu'un don de la part de l'Etat, il nous semble que l'administration peut parfaitement opérer des retenues sur les sommes bénévolement abandonnées par elle. Cette solution cependant ne doit pas créer des inégalités entre les détenus.
Source : Gallica

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