Résumé

Alfred Doussaud L'État assureur et un projet de Crédit agricole (1879)

Il serait, dit-on, injuste, d'écouter l'intérêt général sans se préoccuper des intérêts privés de quelques Compagnies qui n'ont d'autres droits que celui d'exister. Par conséquent il serait juste, au contraire, de sacrifier le progrès, l'avenir, les intérêts de toute une nation pour laisser des sociétés de spéculations continuer à s'enrichir, c'est-à-dire de sacrifier 36 millions d'habitants à quelques milliers d'intéressés !
Source : Gallica

Alfred Doussaud L'État assureur et un projet de Crédit agricole (1879)

Du principe de la solidarité de tous les membres de la nation les uns vis-à-vis des autres, et des avantages du fractionnement de la responsabilité, découle une conséquence fatale.
Toute perte individuelle éprouvée par cas fortuit, incendie, grêle, inondation, etc., doit être réparée par l'être social, dans là proportion où elle est ressentie par lui.
En d'autres termes, la nation est une vaste association, que toute perte atteint dans une proportion plus ou moins sensible et à la réparation de laquelle elle est tenue.
Source : Gallica

Alfred Doussaud L'État assureur et un projet de Crédit agricole (1879)

Est-ce que l'Etat a jamais promis ou donné à une Compagnie d'assurance le droit à perpétuité d'assurer la génération présente et les générations futures, et aliéné en leur faveur son droit absolu de proposer dés lois nouvelles et de les faire exécuter quand elles sont votées ?
Est-ce que les Compagnies seront embarrassées de leurs capitaux et de leurs bénéfices et ne pourront pas se lancer dans une nouvelle branche d'assurances ou d'industrie?
On n'a jamais eu besoin de plus de chevaux en France que depuis les chemins de fer ; depuis le gaz on consomme plus d'huile que jamais.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature