Résumé

Alfred Potier Exposé des travaux de M. Élie de Beaumont (1875)

Si le globe se refroidit a insi depuis l'époque déjà bien reculée à laquelle nous commençons à saisir des traces de la vie à sa surface, sa masse était alors notablement plus chaude qu'aujourd'hui, et nous sommes encore obligés d'admettre que la chaleur qu'il possédait alors lui venait d'un temps antérieur sur lequel l'observation directe ne nous apprend que bien peu de chose. En remontant de plus en plus la suite des siècles nous sommes amenés à concevoir dans la nuit des temps un moment où la terre entière était liquide et même gazeuse par effet de la température élevée qui y régnait.
Source : Gallica

Alfred Potier Exposé des travaux de M. Élie de Beaumont (1875)

Les montagnes et les accidents dont je vous ai entretenus sont les effets de l'action mutuelle de l'enveloppe et du noyau intérieur; mais là ne se bornaient pas, dans l'esprit d'Élie de Beaumont, les résultats de cette action mutuelle. Les fentes de l'écorce sont autant de canaux qui nous mettent en communication avec les couches profondes du globe. Ces fentes sont remplies, les unes de produits volcaniques, les autres de minerais métalliques; c'est au milieu d'elles que circulent les eaux qui donnent naissance aux sources minérales.
Source : Gallica

Alfred Potier Exposé des travaux de M. Élie de Beaumont (1875)

L'action volcanique ne produit pas non plus de chaînes de montagnes. La croûte terrestre se fendit, la fenle se remplit de laves qui montent à la surface, se déversent sur la terre, ou s'empilent les unes sur les autres, en même temps que les vapeurs qui s'en échappent projettent au loin des scories ; mais les couches même de l'écorce sont à peine dérangées.
Source : Gallica

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