André Delrieu

Résumé

André Delrieu Testament d'un vieux diplomate… (1846)

Frédéric-Guillaume, poussaient des acclamations confuses, barbares, où toutes les passions et tous les sentiments les plus nobles comme les plus sauvages, se trouvaient poétiquement mêlés.
Vers deux heures, Alexandre et le roi de Prusse laissèrent le grand duc Constantin achever le défilé, et s'acheminèrent du côté de la rue Saint-Florentin. M. de Talleyrand était à son balcon; il appelait l'empereur de Russie du geste et de la voix ; ses regards dévoraient impatiemment la distance; pour la première fois de sa vie, le cœur lui battait dans la poitrine.
Source : Gallica

André Delrieu Testament d'un vieux diplomate… (1846)

En parlant ainsi, mon cher enfant, l'aide-decamp du prince Wolkonski me saisit par le bras et m'entraîna péniblement à pied sur la crête de cette pente de Chaumont où bien souvent, lorsque vous étiez encore au collége Louis-leGrand, il s'agissait moins pour vous d'écrire sur nos désastres que de moissonner des lilas.
Notre ascension ne fut pas aussi rapide, sans doute, que l'était la vôtre ; nous avions dans le
cœur le sentiment du deuil immense qui enveloppait comme d'un drap mortuaire cette plaine riante de Bondy.
Source : Gallica

André Delrieu Testament d'un vieux diplomate… (1846)

Le règne de ma dynastie est à la fin venu. Je fonde un empire basé sur la déchéance, édifié par les sénateurs et par les tribuns ; un empire qui ne ressemble en rien à celui de Napoléon, dont la durée ne sera pas éternelle sans doute, mais assez longue néanmoins pour que je goûte les mystérieuses jouissances du rang suprême. Femmes, cuisine, whist, épigrammes, argent, crachats, révolutions, j'ai épuisé tous les genres de bon heur, excepté le bonheur d'être souverain dans mon pays, c'est-à-dire en Europe et par conséquent sur la terre.
Source : Gallica

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