Pierre-François Beugnot

Définition et enjeux

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Mémoires d’outre-tombe (1850)

« Je demande en outre, ajouta le comte Beugnot, qu’on inscrive au-dessous ses dernières paroles : « Mon Dieu, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! » — Il avait écrit de très spirituels Mémoires, qui ont été publiés par son fils. ↑ Pierre-Antoine, comte Dupont de l’Étang (1765-1840) . Il avait été l’un des plus brillants généraux de l’Empire, et l’heure semblait proche où il serait élevé au maréchalat, lorsque la capitulation de Baylen (juillet 1808) vint effacer tous ses services et briser son épée.
Source : Wikisource

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 avril 1867

Sous la restauration, M. Beugnot est fier de se trouver mêlé à l’ancienne noblesse, et tous ses vœux sont exaucés quand il a le portefeuille de l’intérieur ou celui de la marine ; mais sa faveur n’est qu’éphémère. Par sa verve caustique, il excite des inimitiés, des rancunes, et il passe le reste de sa vie à regretter les positions élevées qu’il a perdues.
Ses mémoires sont le reflet fidèle de son esprit. On y trouve des qualités toutes françaises, de la gaîté, du mouvement, de la liberté d’allure, d’ingénieux aperçus, des anecdotes piquantes, des mots qui emportent la pièce
Source : Wikisource

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 avril 1867

Il assiste aux révolutions comme à une comédie, et, même s’il est sur le théâtre, il se moque des acteurs et de la pièce. M. Beugnot ne se ménage pas plus que son prochain, et à certains momens, c’est lui qui prend soin de nous le dire, il se fait pitié à lui-même, tant il trouve sa vanité mesquine et son ambition puérile.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature