Résumé

Auguste Johanet Appel à la bienfaisance, ou Compte rendu du procès de M. le prince de Montmorency-Robecq devant la cour d'assises de Paris… (1844)

Revenant ensuite au procès, M. Glandaz dit que le ministère public ne s'adresse point, dans cette circonstance, aux passions politiques, mais à la conscience des citoyens; le débat, dit-il, ne s'engage point entre deux partis, mais entre M. le prince de Robecq et la justice du pays, qui vient, lui demander compte d'actes coupables, contraire au repos du pays.
Il y a deux points capitaux dans ce procès : le fait principal est l'association qui, sous des apparences charitables, ne tend à rien moins qu'à susciter les animosités de parti.
Source : Gallica

Auguste Johanet Appel à la bienfaisance, ou Compte rendu du procès de M. le prince de Montmorency-Robecq devant la cour d'assises de Paris… (1844)

N'allez pas penser à Londres, à la Vendée : autrement vous mentiriez à vos consciences. N'incriminez point surtout ce que d'augustes personnages ont fait pour l'OEuvre de Saint-Louis jusque sur ta terre de l'exil ; ce sont des actes de chrétiens et d'hommes qu'il faut respecter.
Le ministère public soutient que les emblèmes même sans insignes sont criminels. Non ! lorsqu'on veut faire considérer l'image d'une personne, qu'elle qu'elle soit, comme un emblème séditieux, il faut prouver au moins que la pensée qui a présidé à la distribution de cette Image a été une pensée politique.
Source : Gallica

Auguste Johanet Appel à la bienfaisance, ou Compte rendu du procès de M. le prince de Montmorency-Robecq devant la cour d'assises de Paris… (1844)

L'habileté et le talent ne lui ont pas manqué ; mais la justice et le bon droit étaient d'une telle évidence, que le jury s'est déterminé à l'acquittement sans hésitation. Il est revenu aussitôt apportant un verdict favorable.
Désormais on ne pourra plus incriminer la bienfaisance, même lorsqu'elle a pour but de soulager des infortunes politiques. M. Berryer a prouvé que le prince, dont l'image servait à stimuler la charité publique, donne traditionnellement l'exemple par les sacrifices les plus généreux, et que toutes infortunes ont droit à ces secours venus de l'exil.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature