Bernard Gaspard

Résumé

Bernard Gaspard Supplément à l'Histoire de Gigny (1858)

Gigny ne pouvait guère être un lieu désert à la fin du lXe siècle, lorsque le village de Champagne, situé à quatre kilomètres de distance, était habité en 869; lorsqu'une voie romaine était tracée à l'orient, dans la vallée de Monnetay, le long de laquelle on a trouvé beaucoup de ruines antiques, tant sur cette commune que sur celles de Louvenne et de Saint-Julien ; lorsqu'encore une autre route longeait, à l'occident et à six ou sept kilomètres seulement, la vallée de Rosay, Graveleuse, Colonosay, des Granges de Non et de Curny.
Source : Gallica

Bernard Gaspard Supplément à l'Histoire de Gigny (1858)

Le procès concernant les bois de Gigny prouve que , de tout temps , les pauvres ont cherché à s'approprier le bien des riches , et que , plus on leur fait de concessions , plus ils exigent. Au lieu d'être reconnaissants de ce qu'on leur a donné , ils convoitent encore ce que l'on a conservé. Il était évident que tous les bois et tout le territoire de la commune de Gigny appartenaient primitivement à l'abbaye, qui y exerçait la pleine seigneurie ; que les habitants n'y possédaient de droits d'usage que ensuite de la concession qui leur en avait été faite
Source : Gallica

Bernard Gaspard Supplément à l'Histoire de Gigny (1858)

Les guerres de Louis XI et de Maximilien, époux de Marie de Bourgogne, ayant dépeuplé le pays et fait abandonner la culture des terres dans la paroisse de Dommartin, les moines du Miroir donnèrent à grangeage ou à moitié-fruit leur meix Guyre, devenu vacant, situé à Chevaloz, hameau de cette paroisse. Or, le curé de celle-ci et le chambrier de Gigny, à l'office duquel étaient réunies les dîmes de Dommartin, ayant voulu les percevoïr comme par le passé, l'abbé du Miroir s'y opposa en vertu des privilèges accordés à l'ordre de Cîteaux.
Source : Gallica

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