Résumé

Claude-François Beaulieu La Révolution de France considérée dans ses effets sur la civilisation des peuples et ses rapports avec les circonstances actuelles… (1820)

Dans la prison du Luxembourg, où j'ai été détenu , j'ai vu des individus qui avaient appartenu au club des cordeliers, se nourrir de chair crue; le sang ruisselait de leur bouche, et ils se plaisaient à donner ce spectacle aux contre-révolutionnaires et aux aristocrates.
Lorsqu'on voit reproduire les doctrines qui ont enfanté ces atrocités, on est glacé d'effroi, et l'on ne peut se défendre de je ne sais quel sinistre pressentiment qui attriste l'âme, quand d'heureux évènemens devraient lui rendre le calme et la paix. Les attaques contre la religion sont surtout ce qui afflige le plus.
Source : Gallica

Claude-François Beaulieu La Révolution de France considérée dans ses effets sur la civilisation des peuples et ses rapports avec les circonstances actuelles… (1820)

DEUX sortes d'institutions dérivant l'une de l'autre et devant se prêter un indispensable appui, sont nécessaires à la conservation des royaumes et des républiques : la religion, qui établit les rapports de l'homme avec son Créateur, et la Constitution politique, qui est la base convenue de son association avec ses semblables.
La religion précède la civilisation des peuples ; c'est elle qui la commence, la perfectionne et la continue : elle s'identifie avec elle, et leur existence est commune. La religion n'est ni dans l'Etat ni hors de l'Etat
Source : Gallica

Claude-François Beaulieu La Révolution de France considérée dans ses effets sur la civilisation des peuples et ses rapports avec les circonstances actuelles… (1820)

Les prétendus libéraux n'osant avouer encore qu'ils veulent faire de la nation française un peuple d'athées ou de déistes, admettent également toutes les religions, quelles qu'elles soient, afin qu'il n'y ait qu'indifférence pour toutes. Ils admettraient jusqu'à la religion de Teutatès ; car s'il n'y a exclusion pour aucune, il y aurait nécessairement admission de celle-là, s'il prenait envie à quelque nouveau Gaulois de la rétablir; et qui sait si cela n'arrivera pas : la révolution a donné naissance à tant de Teutatès, qu'il ne serait pas surprenant de voir reparaître sa doctrine.
Source : Gallica

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