Résumé

Correspondance intime de l'armée d'Égypte… (1866)

Rosette, comme toutes les autres villes du Levant habitées par les Turcs, est mal bâtie, sale; les rues sont des allées étroites fermées par en haut. Les maisons sont des repaires de puces, de moucherons. Jusqu'à cette heure, nous n'avons, pour ainsi dire, été occupés que du soin de notre subsistance et du soin de dormir. Les moustiques sont un véritable fléau ; leur piqûre, la chaleur du soleil toujours brûlant, d'un ciel toujours serein, embrasé, nous font passer des nuits cruelles. J'ai beau me plonger dans les eaux bourbeuses du Nil, je ne peux éteindre la chaleur de mon sang bouillonnant.
Source : Gallica

Correspondance intime de l'armée d'Égypte… (1866)

Je croyais qu'en arrivant dans cette ville, si célèbre par son commerce avec l'Inde, nous y trouverions de tout en abondance, mais mon attente a été trompée, et, à l'exception des Européens qui y sont établis, le peuple y est aussi barbare et aussi ignorant qu'à Alexandrie.
D'après le léger aperçu que je te donne de l'Egypte, tu peux croire que l'armée n'est point contente de cette expédition
dans un pays dont les mœurs, la nourriture et la chaleur ne s'accommodent nullement avec notre manière de vivre en Europe.
Source : Gallica

Correspondance intime de l'armée d'Égypte… (1866)

C'est ainsi qu'à travers les horreurs que présente ce tableau, l'on a vu des soldats mourir de
soif, d'inanition, de chaleur; d'autres, voyant les souffrances de leurs camarades, se brûler la cervelle; d'autres, se jeter armes et bagages dans le Nil, et périr au milieu des eaux.
Chaque jour de nos marches nous offroit un pareil spectacle; et, chose inouïe, et que personne ne croira facilement, c'est que l'armée entière, pendant une marche de dix-sept jours, n'a pas eu de pain. Le soldat se nourrissoit de citrouilles, de melons, de poules et de quelques légumes qu'il trouvoit dans le pays.
Source : Gallica

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