Résumé

Portrait de François Magendie François Magendie Rapport fait à l'Académie des sciences… (1841)

Voilà sans doute un résultat fort inattendu, et qui nous montre combien nous avons à faire avant d'avoir une théorie, même approximative, de la nutrition ! Que la gélatine, que l'albumine ne nourrissent pas, on le comprend : ces matières n'entrent que pour une faible part dans l'alimentation de l'homme et des animaux. Mais que la fibrine, cette base organique de la viande, ne puisse, prise en quantité considérable, soutenir la vie au delà d'un certain temps, voilà qui doit surprendre et qui mérite de nouvelles investigations, auxquelles la Commission se propose de se livrer.
Source : Gallica

Portrait de François Magendie François Magendie Rapport fait à l'Académie des sciences… (1841)

Faut-il donc s'étonner de la préférence que les consommateurs, riches ou pauvres, ont continué de donner au bouillon de viande sur le bouillon d'os ! Entre un aliment dont l'odeur restaure, dont la saveur réjouit et dont les qualités bienfaisantes sont connues de tout le monde, et une matière sans odeur ni saveur, qualifiée d'excellent aliment par quelques hommes recommandables, mais dont personne n'a vérifié les vertus nutritives, le choix n'est pas douteux et se fait promptement.
Source : Gallica

Portrait de François Magendie François Magendie Rapport fait à l'Académie des sciences… (1841)

Il est vrai que la fibrine extraite du sang diffère sous plus d'un rapport de la fibrine des muscles; elle n'est point organisée, elle n'a point les principes sapides et odorants que la viande cède au bouillon; elle n'est pas intimement mélangée de vaisseaux, de nerfs et de cellulosité; enfin elle est privée des sels alcalins, terreux et du fer, qui se retrouvent dans le tissu musculaire.
Source : Gallica

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