Résumé

Gabriel Renard Sur un Kyste de l'ouraque, contribution à l'étude des dérivés de l'ouraque (1905)

II. ÉTIOLOGIE. — Un article du Dictionnaire des Sciences médicales de 1816 attribue les affections de l’ouraque nécessairement à un obstacle au cours de l’urine : « L’affection, dit cet article, ne se rencontre que chez des enfants nouveau-nés, du sexe féminin, et elle provient de l’imperforation de l’urètre bouché par une membrane contre nature. Les urines, ne trouvant pas alors d’issue au dehors, s’en frayent une par l’ouraque qui n’a pas le temps de s’oblitérer et elles le dilatent au point d’en faire un canal jusqu’au nombril où elles s’échappent. »
Source : Gallica

Gabriel Renard Sur un Kyste de l'ouraque, contribution à l'étude des dérivés de l'ouraque (1905)

Si l’on suppose ces cavités nombreuses et rapprochées, on conçoit qu’à un moment donné les cloisons disparaissant, l’urine arrive sans obstacle à l’ombilic, aidée souvent dans son oeuvre régressive par l’infection qui accompagne souvent sa rétention.
L’ouraque persistant offre, en outre, aux germes infectieux une grande facilité de transport et son infection préalable amenant une cystite peut suffire pour établir une fistule. S’il n’y a pas d’infection, comme dans l’observation de M. Patel, on conçoit que l’évolution s’arrête au stade kystique.
Source : Gallica

Gabriel Renard Sur un Kyste de l'ouraque, contribution à l'étude des dérivés de l'ouraque (1905)

Toutes ces observations démontrent que ce sont des obstacles au cours naturel de l’urine qui ont révélé la persistance de l’ouraque dans des cas déterminés, mais ils n’impliquent pas le moins du monde que ces obstacles dominent l’étiologie de l’affection. Ce qui domine, c’est la persistance de la perméabilité de l’ouraque. D’obstacle sur les voies normales de l’excrétion urinaire, le petit malade de M. Patel n’en présentait pas.
Source : Gallica

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