Gabriel de La Landelle,
Les femmes à bord
(1882)
“ Nous étions consternées, écrivait Léone à ce sujet, nous n'osions plus causer entre nous. Notre secret commun nous étouffait. Il nous semblait que l'amiral et ses officiers devaient lire sur nos traits notre conspiration silencieuse en faveur de Déborah Satchel. Nous tremblions de nous trahir et de la perdre. Aux repas, sur le pont, à toute heure, on ne parlait à bord que de la rencontre de l'Hector, du rôle qu'y avait joué Déborah, de sa disparition et des déportés blessés qui, chaque jour, donnaient à nos gens de nouveaux détails sur leurs tragiques aventures. ”
