Résumé

Gaston Lavalley Trois journées de Napoléon à Caen en 1811… (1913)

« Je ne crois pas absolument que l'affection soit douteuse, répond Rœderer; je veux dire seulement qu'elle n'est pas un sentiment vif et toujours présent au cœur des Normands; d'abord parce que ce sont, dans les campagnes, des hommes isolés, vivant pour la plupart dans leurs herbages, et que, dans les villes, comme Caen, il y a un mauvais esprit dans la noblesse. Je pense que cette indécision de cœur cesserait si votre Majesté se montrait dans ce pays-là. Elle n'y a jamais été. On ne connaît le gouvernement que comme une idée abstraite; on n'a pas vu la personne qui en est l'âme et la vie ».
Source : Gallica

Gaston Lavalley Trois journées de Napoléon à Caen en 1811… (1913)

Vive l'Empereur ! Vive l'Impératrice ! Vive le Roi de Rome!
Enfin, voilà le salut! La voiture s'est arrêtée dans la rue Guilbert, devant les hôtels contigus d'Hautefeuille et Dufresne, qu'on a réunis pour former le palais impérial. Harassée, Marie-Louise gagne ses appartements. Et Napoléon? On pense sans doute qu'après une journée écrasante, il va goûter un repos bien mérité. Ce n'est pas le connaître. A minuit moins un quart, il fait introduire dans son cabinet de travail le baron Méchin, préfet du Calvados, et, longtemps, s'entretient avec lui des intérêts et de la situation du département.
Source : Gallica

Gaston Lavalley Trois journées de Napoléon à Caen en 1811… (1913)

Tout à la joie, le baron Méchin, dont l'allégresse se mettait plus vite en branle que les berlines de la cour, n'avait pas songé à méditer le sens restrictif, même comminatoire, d'un certain passage de la réponse de Napoléon aux membres de la députation.
« S'il y a encore dans votre département des traces des temps malheureux qui ont précédé mon règne, je désire qu'elles s'effacent entièrement. Le crime ne saurait être atténué par le rang des personnes ».
Source : Gallica

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