Gaston Lavalley, Trois journées de Napoléon à Caen en 1811… (1913)
“ « Je ne crois pas absolument que l'affection soit douteuse, répond Rœderer; je veux dire seulement qu'elle n'est pas un sentiment vif et toujours présent au cœur des Normands; d'abord parce que ce sont, dans les campagnes, des hommes isolés, vivant pour la plupart dans leurs herbages, et que, dans les villes, comme Caen, il y a un mauvais esprit dans la noblesse. Je pense que cette indécision de cœur cesserait si votre Majesté se montrait dans ce pays-là. Elle n'y a jamais été. On ne connaît le gouvernement que comme une idée abstraite; on n'a pas vu la personne qui en est l'âme et la vie ». ”
