Gaston Lèbre

Le Mahatma (1888)

Résumé

Gaston Lèbre,  Le Mahatma (1888)

“ L'Mahatma ! l'Mahatma !
Comme Irâiël ne reparaissait pas, il y eut des grognements, des sifflets.
L'horreur s'émoussant, Mme de Rocheterre rebavardait :
– C'est dégoûtant tout ça !
Rivesaltes se défendait :
– Vous avez voulu voir. Vous avez vu.
– Trop vu !
Elle s'indignait :
– C'est infect, c'est odieux, immonde !
Sa voix se détachait en clair ; Carcemane, aux écoutes, saisit un mot :
– Fais donc pas ta mijaurée !
La Chesnaye, du bout des lèvres, jeta son refrain : – Tas de brutes ! et, par bravade, il agita sa canne.
L'anarchiste rugit :
– On menace le peuple !
”
Source : Gallica

Gaston Lèbre,  Le Mahatma (1888)

“ Plus de crises convulsives torturant la chair : le corps s'engourdissait dans une quiétude de convalescence ; plus d'épouvantes suppliciant l'âme : une suractivité cérébrale emportait hors du réel l'imagination.
Depuis la venue radieuse du Mahatma, Simone méditait sur le miracle accompli en elle. Elle remerciait Irâiel dont la pitié secourable et toute puissante, abolissant la souffrance, avait reculé la mort. Entre toutes l'adepte l'avait choisie pour la combler de grâces électives, et un attendrissement de reconnaissance la pénétrait, un orgueil joyeux la transportait.
”
Source : Gallica

Gaston Lèbre,  Le Mahatma (1888)

“ Tout disparut sous nos yeux !. Il y avait là, avec maman, Simone et moi, Mlle Pécou, son frère, M. Vergenne, M. Laurance et deux autres messieurs que je ne connais pas. On a causé une heure environ, et, ce temps passé, Irâïel m'a dit : « Soulevez le coussin de gauche du divan pourpre : vous y trouverez ce que vous m'avez demandé ! » Le coussin soulevé, quand je tins la boîte entre mes mains, je fus convaincue qu'Irâïel est doué d'une puissance inexplicable, supra-humaine !.
Le récit de Gilberte était sec et précis comme un procès-verbal, et, pourtant, Jacques crut entendre une divagation.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature