Georges Berjonneau, Les retraites pour la vieillesse et les sociétés de secours mutuels… (1900)
“ Mais, seule, isolée, cette épargne péniblement acquise, enlevée souvent aux besoins les plus urgents de l'ouvrier, que peut-elle? Gagnant souvent un maigre salaire, l'ouvrier ne songe guère à la réaliser, et il aime mieux augmenter un peu son bien-être que de réserver pour l'avenir cette fraction sans importance, dont il est trop porté à prendre peu de soins. Et une fois découverte la cause de la misère de l'ouvrier, la vertu de l'épargne reconnue, on crut qu'en mettant à sa disposition des caisses destinées à recevoir ses économies, on aurait résolu victorieusement le problème du paupérisme. ”
