Georges-Bonaventure Battur

Résumé

Georges-Bonaventure Battur Défense des lois fondamentales de la France… (1832)

Messieurs, on peut abuser aussi des majorités , de ce qu'on nomme la souveraineté nationale : souffrez qu'on le dise. Alors le jury devient une grande et sublime magistrature, parce qu'il s'associe au travail intellectuel et au progrès d'une nation entière, et qu'indulgent à l'erreur, il encourage les efforts des écrivains pour atteindre la vérité. On n'étouffe point une doctrine par les cachots ; si elle renferme une erreur, on ne fait qu'en assurer ainsi le triomphe. La persuasion seule conduit à l'unanimité nationale ; ne mettons pas l'intrigue et la violence à sa place.
Source : Gallica

Georges-Bonaventure Battur Défense des lois fondamentales de la France… (1832)

Vous avez beau faire , vous ne vivez que sur ce qui a survécu à vos révolutions. C'est une image du pouvoir , empruntée à cette immortelle loi salique , gravée dans les moeurs , bravant les coups du temps, qui vous sauve de vos égarements , de l'anarchie provoquée par la force, toujours transitoire , et vous prétendriez mettre à néant par une Charte le droit imprescriptible de la nation de participer à la direction des affaires publiques et à l'exercice de la puissance législative !
Source : Gallica

Georges-Bonaventure Battur Défense des lois fondamentales de la France… (1832)

La moindre entrave à la pensée, même politique, l'éteint ; et c'est un crime de priver son pays de la liberté des méditations. L'erreur d'abord, ensuite un mélange de vérité et d'erreur, et enfin la vérité toute pure. La vérité est difficile à conquérir ; les nations ne l'atteignent pas tout d'un coup; combien de préjugés et d'institutions barbares n'ont cédé qu'à l'action de plusieurs siècles de lumières, et aux efforts continus de leurs écrivains !
Source : Gallica

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