Georges Gache, Le Dernier Jour du monastère d’Hautecombe
“ C’était un tableau-modèle qu’il avait envoyé à ses frères d’Hautecombe pour le copier, et qu’il venait de faire suspendre au mur de sa cellule. Il voulait tirer de cette toile un visible témoignage contre celui qui n’y verrait plus de lui-même qu’une image accusatrice. Une figure ineffable, doucement recueillie dans l’expression du bonheur, respire les parfums de la virginité et les délices maternelles ; l’ivoire du front sort de l’ombre de la chevelure ; inclinée vers l’épaule, la tête se penche sur celle d’un nouveau-né ; l’œil de l’enfant est d’un Dieu, ceint des bras de sa mère ”
