Gustave Fauvel-Gallais

Résumé

Gustave Fauvel-Gallais Sylvia Sigora : moeurs viennoises… (1952)

Au retour de la promenade, Merville ramenait une fierté vaincue, un organisme ébranlé, une sensibilité à vif, une capitulation avancée, et cette idée l'enfiévrait. Se mettre à freiner cette glissade, il ne s'en sentait déjà plus le courage. Un ardent désir de revoir cette femme, de boire ce philtre qui envahissait tout son être, excluait toute possibilité de raisonner froidement sur le problème qui se présentait.
On ne peut guère raisonner avec l'amour; si on le peut, c'est qu'il s'agit d'autre chose, d'une amusette, d'une passade, d'une curiosité, mais de véritable amour, non.
Source : Gallica

Gustave Fauvel-Gallais Sylvia Sigora : moeurs viennoises… (1952)

Il sentait bien qu'il n'était pas question d'une aimable amourette, d'un badinage mondain comme avec la baronne von Bila ou d'une petite fleur bleue comme avec Mizzi et Peppi. C'était plus sérieux, trop sérieux peut-être. On ne jouait pas avec l'ardente personnalité de Sylvia, avec ces yeux profonds, cette réserve énigmatique. La prudence exigeait peut-être de ne pas pousser les choses plus loin, mais déjà Merville se sentait envoûté. Ce baiser inattendu du Kahlenberg l'avait saisi aux moelles. « Oh ! quel baiser ! » comme
avait dit Sylvia
Source : Gallica

Gustave Fauvel-Gallais Sylvia Sigora : moeurs viennoises… (1952)

Décidément, cet orchestre Messerschmidt est charmant, le premier violon surtout et sa sœur, le violoncelle, l'une jolie brune, l'autre ravissante blonde, comme on les imaginerait dans un roman facile s'il fallait les créer. Mais ici, à Vienne, tout ne s'annonce-t-il pas facile comme en un beau rêve ? Et au fait, Merville ne rêve-t-il pas ?
Il ouvre la fenêtre et s'accoude au balcon qui domine sa rue, la Stolzenthalergasse, rue paisible reliant deux artères vivantes de la capitale. Des bonnes femmes circulent à petits pas avec des provisions, des « mass » de bière à la main.
Source : Gallica

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