Gustave de Bonnet, Mémoires d'un pauvre hère. Tome 3 (1829-1830)
“ On dirait que la première pensée de l'homme est pour la vanité. Fils d'un père à qui le hasard a permis de mettre une particule à son nom, vous le savez , mon ami, je n'en suis pas plus fier; je n'ai point de haine pour les hommes nouveaux. Je n'ai jamais été fâché contre ma patrie devenue libre; je n'ai point fait de voeux contre elle; je ne dis pas avec emphase, quand je parle de mes nobles parens et de moi : des gens comme nous. Lorsqu'il s'est agi d'unir ta main à celle de ma soeur, je ne lui ai point parlé de t'épouser de la main gauche, je ne t'ai point demandé de quartier de noblesse ”
