H. Langlois, La Dévastation, épisodes et souvenirs de la guerre d’Orient
“ Les fourneaux brûlaient avec activité, mêlant leur épaisse et opaque fumée noire aux flocons blancs, coquettement festonnés, de l’eau vaporisée. La rade avait pris ce jour-là un aspect plus animé : les canots se croisaient en tous sens, effleurant la mer comme des hirondelles par un temps d’orage ; l’Albatros avait levé ses ancres pour venir se placer devant la batterie flottante, à laquelle déjà il passait ses remorques, plus capables qu’Atlas de soulever le monde, tandis que celle-ci faisait résonner ses écubiers sous le lourd frottement de ses chaînes de mouillage. ”
