Résumé

Imbert de Saint-Amand Diane de Poitiers, d’après des documens nouveaux

Fasciné par la beauté de Diane, il se déclare son serviteur. S’il y a des natures qui, en amour, cherchent à dominer, il y en a d’autres qui veulent subir le joug. Pour les uns, l’amour est un charme, une douceur, une consolation; pour les autres, c’est une force qui subjugue. Tandis que les uns rêvent dans la femme un être faible, qui a besoin de protection et qui conserve encore quelque chose des grâces de l’enfance, les autres aiment à trouver en elle une véritable maîtresse, qui exerce une autorité despotique sur leur âme et qui excite plus encore l’admiration que la tendresse.
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Imbert de Saint-Amand Diane de Poitiers, d’après des documens nouveaux

Il faut tenir le faible monarque sous le charme d’une perpétuelle vision; il faut, à force d’art et de prestiges, parvenir à réparer l’irréparable outrage des ans; il faut persuader à un prince tout ému des romans de chevalerie qu’il est le plus heureux comme le plus fidèle des amans; il faut enivrer le monarque de l’encens qu’on brûle aux pieds de son idole. On l’enferme, comme en un sanctuaire, dans ce merveilleux château d’Anet, aux statues innombrables, aux élégans portiques, aux horizons faits à souhait pour le plaisir des yeux.
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Imbert de Saint-Amand Diane de Poitiers, d’après des documens nouveaux

Les réhabilitations de ce genre ne peuvent rien contre le sens moral, contre la conscience de l’histoire ; ce n’est pas en effet chose facile que de vanter l’adultère lorsqu’il n’a pas même pour excuse la force et la sincérité de la passion. On a dit de Mlle de La Vallière que l’homme qu’elle aimait, c’était Louis et non pas le roi. L’homme qu’aimait Diane, c’était le souverain dispensateur des grâces et des bénéfices, le monarque riche et puissant dont elle possédait le cœur et le trésor.
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